Une salle de prière musulmane a été partiellement incendiée jeudi matin à Montbéliard, dans le Doubs.

Un responsable de la mosquée de Montbéliard constate les dégâts le 10 novembre 2011.
Un responsable de la mosquée de Montbéliard constate les dégâts le 10 novembre 2011. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

L"acte a été revendiqué par un mystérieux groupuscule appelé « Les échappées belles ». Le ou les auteurs ont mis le feu à une poubelle appuyée à la façade arrière du bâtiment aux alentour de 5h jeudi matin. Tout un pan de mur a pris, feu sans se propager au reste du bâtiment.

L"acte a été revendiqué par un mystérieux groupuscule appelé « Les échappées belles ». Le ou les auteurs ont mis le feu à une poubelle appuyée à la façade arrière du bâtiment aux alentour de 5h jeudi matin. Tout un pan de mur a pris, feu sans se propager au reste du bâtiment.

C"est le gérant du lieu de culte qui a découvert le sinistre, alors qu"il venait ouvrir la salle pour la première prière du matin. Voyant les flammes, l"homme contacte immédiatement les pompiers, qui sont parvenus à venir à bout de l"incendie.

Les responsables de la mosquée doivent décider avec la mairie, propriétaire des lieux, si la salle peut encore être utilisée, a expliqué le responsable des lieux Oahi Gherabi, qui dénonce un "acte lâche" et "raciste, sans aucune hésitation". Selon lui, une feuille de papier portant la mystérieuse signature "Les échappées belles" a été retrouvée à proximité du bâtiment, un préfabriqué qui fait office de mosquée en attendant la construction d'un nouveau lieu de culte.

C'est cette même signature, accompagnée d'un message raciste, qui avait été laissée début octobre près d'un fourgon appartenant à la mosquée, et également victime d'un incendie volontaire. "Les échappées belles" s'étaient déjà fait connaître depuis le début de l'année, à l'occasion de plusieurs dégradations ou tentatives d'incendie sur des chantiers, mais sans connotation raciste apparente.

La procureur de Montbéliard, Thérèse Brunisso, avait déclaré en octobre à l'AFP que pour elle, "cela n'a rien à voir avec un groupuscule d'extrême droite". Le quotidien régional L'Est républicain, citant une source proche de l'enquête, avait évoqué de son côté une "bande désorganisée, visiblement des filles qui partent un peu dans tous les sens".

Vous êtes à nouveau en ligne