Pamplemousse et médicaments ne font pas bon ménage

Selon la revue française Prescrire, des dizaines de médicaments sont concernés par cette mise en garde.
Selon la revue française Prescrire, des dizaines de médicaments sont concernés par cette mise en garde. (ESTHER CRUZ / FLICKR OPEN / GETTY IMAGES)

La revue française "Prescrire" dresse la liste des médicaments concernés.

Amateurs d'agrumes, soyez vigilants. La consommation de pamplemousse "au cours d'un traitement médicamenteux" est fortement déconseillée, indique dans son numéro de septembre 2012 la revue médicale française indépendante Prescrire. La raison ? Des interactions sont possibles avec des "dizaines de médicaments". Le pamplemousse est connu depuis des années pour agir sur le métabolisme de "nombreux médicaments", avec des effets indésirables "parfois graves", souligne la revue.

Parmi ces familles de médicaments : les statines contre le cholestérol, les benzodiazépine (tranquillisants), les immunodépresseurs (inhibiteurs du système immunitaire) ou encore les inhibiteurs calciques, substances utilisées pour traiter des troubles cardiaques. "La gravité des quelques observations publiées est à elle seule une bonne raison de ne pas consommer du pamplemousse, notamment du jus de pamplemousse, au cours d'un traitement médicamenteux", juge Prescrire.

Des conséquences "parfois graves"

On ignore les mécanismes précis expliquant ces interactions, mais de nombreuses substances présentes dans le pamplemousse ont été mises en cause. D'après certaines "hypothèses", le pamplemousse provoquerait l'inhibition d'enzymes qui habituellement métabolisent les médicaments, conduisant à des risques de surdosage. 

Dans d'autres cas, plus rares, on observe au contraire une diminution de la concentration de substances médicamenteuses dans le sang, ce qui nuit à l'efficacité du produit. Les effets indésirables observés peuvent être graves : destruction musculaire (rhabdomyolyse), insuffisance rénale aiguë, tremblements invalidants, chocs hémorragiques, avec "parfois une évolution mortelle", signale la revue.

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