Une possible réintroduction en France des farines animales est envisagée, comme le propose Bruxelles

(AFP / Jeff Pachoud)

L'Agence nationale de la sécurité des aliments (Ansès) et le Conseil national de l'alimentation (CNA) vont examiner cette possibilité.Les farines animales sont interdites pour les animaux d'élevage depuis la crise de la vache folle. La Commission européenne suggère de les autoriser de nouveau pour les porcs, les volailles et les poissons.

L'Agence nationale de la sécurité des aliments (Ansès) et le Conseil national de l'alimentation (CNA) vont examiner cette possibilité.

Les farines animales sont interdites pour les animaux d'élevage depuis la crise de la vache folle. La Commission européenne suggère de les autoriser de nouveau pour les porcs, les volailles et les poissons.

L'Ansès va être saisie dans les prochains jours par le ministère de l'Alimentation pour évaluer les dangers liés à un retour de ces farines composées de viande et d'os de mammifères.

De son côté, le CNA, instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Economie, a annoncé mardi qu'il allait mettre en place en septembre un groupe de travail chargé d'examiner "l'opportunité et les conditions de l'éventuelle réintroduction" de ces produits animaux transformés (PAT). Son rapport est attendu fin juin 2011.

Les farines animales, soupçonnées d'avoir contribué à la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ont été interdites en 1994 pour les animaux destinés à l'alimentation.

Alors que la maladie est en train de disparaître, la Commission européenne a proposé, à la mi-juillet, d'assouplir les mesures de précaution. Elle suggère de mettre fin à "l'abattage systématique" des animaux menacés lorsqu'un cas d'ESB est décelé, et de réautoriser les farines animales pour les non-ruminants.

L'ESB, dite maladie de la vache folle