Une information judiciaire "pour harcèlement moral" est ouverte à Paris à la suite des suicides chez France Télécom

Cette décision fait suite à un rapport de l'Inspection du travail remis en février et à une plainte du syndicat Sud, déposée en décembre 2009 et visant notamment l'ancien P-DG Didier Lombard.Un juge d'instruction sera désigné pour enquêter sur l'organisation du travail dans son ensemble, ce qui crée un précédent juridique.

Cette décision fait suite à un rapport de l'Inspection du travail remis en février et à une plainte du syndicat Sud, déposée en décembre 2009 et visant notamment l'ancien P-DG Didier Lombard.

Un juge d'instruction sera désigné pour enquêter sur l'organisation du travail dans son ensemble, ce qui crée un précédent juridique.

L'inspection du travail avait remis un rapport pour "mise en danger de la vie d'autrui et harcèlement moral du fait de méthodes de gestion de nature à porter atteinte à la santé des travailleurs". Selon ce document, qui fait état de pressions que le personnel a subies, des dirigeants de France Télécom s'étaient fixés pour objectif le départ du groupe de 22.000 salariés.

Une information judiciaire a été ouverte pour la première fois à Besançon en mars pour "homicide involontaire" à la suite d'un suicide intervenu en août 2009.

En 2008 et 2009, le nombre de suicides de salariés de France Télécom s'est établi à 35, selon direction et syndicats.