Une deuxième escort-girl s'est portée partie civile lundi dans l'affaire de proxénétisme liée à l'hôtel Carlton de Lille

La jeune femme souhaite avoir accès au dossier grâce à cette procédure, tout comme la première escort-girl qui s"est portée partie civile dans cette affaire, le 24 octobre dernier. Second objectif de la démarche selon elles : faire cesser les fuites dans la presse.

La jeune femme souhaite avoir accès au dossier grâce à cette procédure, tout comme la première escort-girl qui s"est portée partie civile dans cette affaire, le 24 octobre dernier. Second objectif de la démarche selon elles : faire cesser les fuites dans la presse.

"Elle ne veut pas à nouveau se retrouver avec des propos qui ne sont pas les siens" dans les journaux, selon l"avocat de la jeune femme, Me Gérald Laporte, qui a confirmé que les deux escort-girls se portaient partie civile, comme l"indiquait le quotidien Nord Eclair. L'avocat a en revanche refusé de confirmer une autre information du journal selon laquelle sa cliente a été entendue vendredi par la police judiciaire de Lille.

Dans un entretien avec Nord Eclair publié jeudi, la jeune femme, qui se présente comme "Jade", raconte avoir rencontré Dominique Strauss-Kahn lors d'une partie fine à l'hôtel Murano à Paris en mars 2009. Elle évoque également un voyage à Washington en janvier 2010 pour rencontrer l'ancien patron du FMI, en compagnie du commissaire Jean-Christophe Lagarde et de l'entrepreneur Fabrice Paszkowski, tous deux mis en examen pour proxénétisme aggravé dans cette affaire.

L'autre prostituée à s'être portée partie civile a par ailleurs porté plainte pour violation du secret de l'instruction, a précisé Me Laporte. La Cour de cassation doit examiner mercredi la requête en dessaisissement des juges lillois déposée par le parquet général de Douai. Le parquet juge que "l'impartialité et la sérénité de la justice sont susceptibles d'être remises en cause" du fait de l'implication présumée d'un avocat lillois et de responsables policiers.

Au total, huit personnes ont été mises en examen dans cette affaire, principalement pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Parmi eux le propriétaire et le gérant d'hôtels lillois, un avocat lillois, deux chefs d'entreprise nordistes et le chef de la Sûreté départementale du Nord. Ces trois derniers sont au centre des allégations mettant en cause Dominique Strauss-Kahn, qui avait demandé mi-octobre à être entendu "rapidement" pour mettre un terme à ce qu'il qualifiait d'"insinuations malveillantes".

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