Un nouveau plan de rigueur en perspective pour la France

Le ministre des Finances François Baroin et le Premier ministre François Fillon le 5 octobre 2011 à la sortie du conseil des ministres à Paris.
Le ministre des Finances François Baroin et le Premier ministre François Fillon le 5 octobre 2011 à la sortie du conseil des ministres à Paris. (LIONEL BONAVENTURE/AFP)

Selon plusieurs journaux, Bercy préparerait un nouveau projet d'économies de 5 milliards d'euros supplémentaires pour faire face à une prévision de croissance en baisse.

Ni la taxe sur les hauts revenus, ni celle sur les sodas ne suffiront à atteindre les objectifs de réduction du déficit public avec une prévision de croissance en baisse, et le gouvernement le sait. Le ministère des Finances prépare donc un nouveau plan d'économies, de l'ordre de 5 milliards d'euros, à en croire plusieurs sources citées dans les journaux vendredi 21 octobre. 

François Baroin a indiqué dès mardi que la prévision d'une croissance de 1,75% du produit intérieur brut pour 2012 était "probablement trop élevée".  Devant la Commission économique de la Nation, un organisme rattaché à la direction du Trésor, il a laissé entendre que la révision devrait se faire très vite, une fois passés les sommets européens de ces prochains jours. Les économistes tablent sur 0,9%.

Des nouvelles mesures fiscales en perspective

Le Figaro explique qu'"une révision de 0,5 point de la croissance (...) nécessite de trouver 5 milliards pour boucler le budget". Un chiffre qu'évoquent aussi Les Echos, selon lesquels Bercy souhaiterait "donner des signaux de réactivité très clairs aux marchés" après l'avertissement de l'agence Moody's sur la note de la France. 

Selon le journal économique"l'idée est d'agir à la fois sur les recettes et sur les dépenses" pour respecter l'objectif de réduction du déficit public à 4,5% du PIB l'année prochaine. Le Figaro parle de son côté "de mesures fiscales prêtes à être mises en œuvre rapidement".

Selon les deux journaux, ce n'est pas tant le principe d'une révision de la prévision qui freine le gouvernement à ce stade mais plutôt son calendrier. Le Figaro croit savoir que la direction du Trésor plaide pour une "annonce rapide, avant le G20 des 3 et 4 novembre" tandis qu'au sein de l'exécutif, certains sont favorables à une date après le sommet européen de dimanche et le G20.

 

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