Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat

La police sur les lieux de l\'appartement incendié de la victime en décembre 2009
La police sur les lieux de l'appartement incendié de la victime en décembre 2009 (France 2)

Ils ont été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers.Dans la nuit du 8 décembre 2009, les pompiers étaient intervenus dans l'appartement de Philippe Pouillé, 69 ans, en proie aux flammes. Une autopsie révélera que l'homme était mort étranglé.

Ils ont été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers.

Dans la nuit du 8 décembre 2009, les pompiers étaient intervenus dans l'appartement de Philippe Pouillé, 69 ans, en proie aux flammes. Une autopsie révélera que l'homme était mort étranglé.

Le corps de l'homme, un retraité légèrement handicapé et placé sous assistance respiratoire, avait été découvert carbonisé sur son lit.

Les enquêteurs avaient d'abord pensé à un accident, les bouteilles d'oxygène ayant pu prendre feu. Mais la découverte d'une boîte d'allumettes et de traces de carburant avaient rapidement orienté l'enquête, confiée au SRPJ de Montpellier, vers un meurtre.

Une autopsie allait révéler que l'homme était mort étranglé et non des suites de l'incendie.

Interrogés, des voisins avaient fait part de leurs soupçons à l'égard de cet homme qui avait l'habitude de recevoir chez lui de jeunes enfants, dont les filles des deux femmes mises en examen, âgées de huit et neuf ans, qui se seraient plaintes de gestes déplacés.
La troisième personne mise en examen est le concubin de l'une d'entre elles.

Selon une source proche de l'enquête, le sexagénaire n'aurait rien sur son casier judiciaire relatif à de la pédophilie.

Selon les enquêteurs, les deux petites victimes présumées auraient rapporté à leurs mères que M. Pouillé avait pratiqué sur elles des attouchements. Les trois mis en examen se seraient alors rendus au domicile de leur voisin pour obtenir des explications.
Rapidement, le ton serait monté et ils l'auraient étranglé à mains nues. Ils seraient ensuite revenus plus tard pour mettre le feu à l'appartement.