Treize pompiers de Paris en garde à vue après des accusations de viol d'un jeune engagé

Le jeune homme a déposé plainte dimanche à Paris, accusant un de ses collègues de l'avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné.

Treize pompiers de la prestigieuse Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ont été placés en garde à vue mercredi 9 mai dans l'enquête sur un viol présumé commis sur un jeune engagé dimanche et filmé sur un téléphone portable, rapporte une source judiciaire.

La scène s'est déroulée dans l'autocar qui ramenait une équipe sportive de la BSPP après une compétition de gymnastique à Colmar. Le jeune homme a déposé plainte dimanche 6 mai à Paris pour viol, accusant un de ses collègues sapeur-pompier de l'avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné, au vu et au su d'autres pompiers qui se trouvaient dans le bus.

D'abord "sévèrement bizuté" 

Les personnes placées en garde à vue sont des militaires de la Brigade, entendus par des gendarmes de la section de recherches de Paris saisie par le parquet de Paris. Une vingtaine d'autres personnes, n'ayant pas participé à la scène, étaient présentes dans le bus, selon une source proche du dossier.

Selon Le Parisien, le jeune plaignant a affirmé aux enquêteurs avoir été dans un premier temps "sévèrement bizuté" par plusieurs autres jeunes militaires, qui l'auraient "pincé puis mordu au niveau du postérieur". Le jeune homme ayant protesté, il se serait retrouvé plaqué au sol par plusieurs de ses collègues, dont un l'aurait violé à plusieurs reprises, sous le regard d'un officier qui ne serait pas intervenu.

"Les faits évoqués sont particulièrement graves"

Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP, a refusé tout commentaire, se contentant de rappeler que deux enquêtes étaient en cours : l'une diligentée par l'autorité judiciaire et l'autre interne, menée par la hiérarchie de la BSPP. "Les faits évoqués sont particulièrement graves", le commandement de la brigade "entend faire toute la lumière sur cette affaire", a déclaré mardi le porte-parole de la BSPP.

Anne-charlotte Hinet, Régis Mathé et Marie Cazaux - France 2

Si les faits étaient confirmés, ils entacheraient gravement le prestige et la réputation de cette unité militaire de 8 500 hommes et femmes implantés à Paris et dans les trois départements de la Petite couronne. Dans les sondages, les sapeurs-pompiers, et particulièrement la BSPP, figurent toujours parmi les professions les plus estimées des Français.

Vous êtes à nouveau en ligne