Stress au travail : plan d'urgence

Xavier Darcos, ministre du Travail
Xavier Darcos, ministre du Travail (© France 2)

Le ministre du Travail Xavier Darcos a présenté vendredi "un plan d'urgence sur les risques psychosociaux"

Le ministre du Travail Xavier Darcos a présenté vendredi "un plan d'urgence sur les risques psychosociaux"Le ministre du Travail Xavier Darcos a présenté vendredi "un plan d'urgence sur les risques psychosociaux"

Le ministre du travail a notamment enjoint aux 2.500 entreprises de plus de 1.000 salariés d'engager des négociations sur le stress au travail et de progresser dans ces discussions avant le 1er février 2010.

Cette annonce intervient après les 24 suicides de salariés de France et celle d'un ingénieur du Technocentre Renault de Guyancourt mercredi.

A cette date, il publiera sur Internet "la liste des entreprises qui ont négocié, celles qui n'ont pas négocié - s'il y en a, mais je leur déconseille- ainsi que les résultats de ces négociations et les bonnes pratiques" à mettre en place, a expliqué M. Darcos à l'issue d'une réunion du Conseil d'orientation des conditions de travail (COCT).

Interrogé sur d'éventuelles sanctions pour celles qui n'ouvriraient pas de négociations, M. Darcos a répondu: "La première sanction, c'est la transparence. Nous ferons un bilan en février et nous verrons à ce moment-là", mais "rien n'est exclu".

Le secteur public devra aussi prendre des mesures. Les ministères, mais aussi Pôle emploi, où les syndicats ont dénoncé la montée du stress, seront ainsi concernés.

De son côté, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a demandé dans un courrier à toutes les entreprises dans lesquelles l'Etat est actionnaire d'être "exemplaires" en matière de gestion et d'accompagnement des salariés, pour éviter des "événements tragiques" comme chez France Télécom.

Réactions syndicales
La CFDT "regrette que seules les très grandes entreprises soient concernées, demande l'ouverture immédiate de négociations dans leurs filiales et entreprises sous-traitantes et l'ouverture dans les branches professionnelles pour les autres entreprises".

La CGT "appelle à de profonds changements au travail" notamment "en donnant à tous les travailleurs le droit à disposer d'un CHSCT, car deux salariés sur trois n'en ont pas".

FO considère que "les entreprises doivent, dans leurs relations avec leurs sous-traitants, montrer une réelle volonté de ne pas externaliser le problème des risques psychosociaux vers des prestataires plus exposés que jamais".