Stéphane Richard affirme au JDD dimanche que l'Elysée n'est pas intervenu dans l'affaire Tapie

Stéphane Richard, PDG de France Télécom-Orange.
Stéphane Richard, PDG de France Télécom-Orange. (AFP)

"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, assure au JDD, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde.Aujourd'hui patron de France Télécom, il explique que Mme Lagarde "a entendu tous les avis, positifs comme le mien - de très loin les plus nombreux -, et aussi les réserves".

"Il n'y a eu ni insistance particulière ni feu vert de l'Elysée" pour un arbitrage favorable à Bernard Tapie, assure au JDD, l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde.

Aujourd'hui patron de France Télécom, il explique que Mme Lagarde "a entendu tous les avis, positifs comme le mien - de très loin les plus nombreux -, et aussi les réserves".

Alors que les subsistent sur un éventuel rôle de l'Elysée, Bernard Scemama, un haut fonctionnaire intervenu en 2007 pour déclencher l'arbitrage, affirmait dans Le Monde de vendredi avoir reçu des consignes de Stéphane Richard à l'époque.

M. Scemama avait été nommé le 15 septembre 2007 à la tête de l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), organe qui chapeautait le Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais.

"Chacun a joué son rôle", dit Stéphane Richard
"Je lui ai indiqué la position de l'État concernant le dossier Tapie, il revenait à son conseil d'administration de prendre une décision. M. Scemama a voté, comme l'ensemble de son conseil, en faveur du recours à l'arbitrage", dit Stéphane Richard rappelant "qu'abréger cet interminable feuilleton judiciaire avait été déjà tenté plusieurs fois avant 2007".

"J'affirme que dans ce dossier chacun a joué son rôle. J'ai l'impression, en lisant certains commentaires de cette semaine, que cette affaire est devenue un objet d'affrontement politique", ajoute-t-il.

L'Etat avait opté pour une procédure d'arbitrage, plutôt que la voie judiciaire, pour solder le contentieux avec Bernard Tapie sur la revente en 1993 d'Adidas par le Crédit Lyonnais, alors banque publique.

L'opposition dénonce dans cet arbitrage, qui a valu en 2008 la somme de 285 millions d'euros à Bernard Tapie, une faveur politique de Nicolas Sarkozy liée au soutien reçu de l'homme d'affaires, ex-ministre de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 2007.

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