Seine-Saint-Denis. Deux nouveaux camps de Roms démantelés

Un camp à Gonesse (Val-d\'Oise) où des Roms avaient trouvé refuge après avoir été expulsés de Stains (Seine-Saint-Denis), en 2007.
Un camp à Gonesse (Val-d'Oise) où des Roms avaient trouvé refuge après avoir été expulsés de Stains (Seine-Saint-Denis), en 2007. (ISABELLE LIGNER / AFP)

La police a évacué dans la matinée du mercredi 29 août près de 500 personnes.

ROMS - A chaque jour son évacuation de camp de Roms. Lundi, un campement était évacué à Evry (Essonne), mardi les forces de l'ordre intervenaient à Saint-Priest (Rhône), et mercredi 29 août, ce sont cette fois deux camps qui ont été visés à Stains (Seine-Saint-Denis), a constaté l'AFP.

Selon la préfecture, "l'évacuation a pris fin vers 9 heures sur un terrain en situation d'insalubrité importante et appartenant à une collectivité, en pleine rénovation urbaine". Environ "500 personnes" ont été évacuées par la police, sans incident. Certains Roms avaient par ailleurs commencé à quitter les lieux sans attendre l'arrivée de la police. Ce campement est composé de plusieurs parcelles mais "toutes n'ont pas été évacuées", a précisé le collectif Romeurope.

Tensions avec les riverains

Dans un communiqué commun, la mairie de Stains et la communauté d'agglomération de Plaine Commune, regroupant huit communes, ont dénoncé des "tensions avec les riverains qui comprennent de moins en moins pourquoi les pouvoirs publics laissent perdurer cette situation, dans des villes déjà marquées par de nombreuses difficultés". Et d'ajouter que "les expulsions sans solution durable ne règlent pas les choses" et "précarisent encore un peu plus les familles".

Mercredi, en milieu de journée, des bulldozers avaient commencé à détruire des baraques, formant des amas de planches, tôle et bâches en plastique en contrebas d'un immeuble flambant neuf, a constaté une journaliste de l'AFP. Des bidonvilles où vivent d'autres Roms restaient debout juste à côté.

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