Rentrée 2019 : le coût de la vie étudiante augmente de 2,83%, selon l'Unef

Des étudiants sur le campus de l\'université de Strasbourg, le 21 septembre 2016
Des étudiants sur le campus de l'université de Strasbourg, le 21 septembre 2016 (MAXPPP)

Dans son enquête annuelle sur le coût de la rentrée, le syndicat relève également que près d'un étudiant sur deux est aujourd'hui salarié en parallèle de ses études.

Le coût de la vie étudiante augmente de 2,83% pour cette rentrée 2019, indique la traditionnelle enquête estivale sur le coût de la vie étudiante, publiée par l'Union nationale des étudiants de France (Unef) vendredi 16 août. Cette augmentation est qualifiée d'"importante" par le syndicat, qui note qu'elle "est bien supérieure à celle de l'inflation qui est de 1,20% sur un an".

Selon l'Unef, le loyer représente 69% du budget mensuel des étudiants. Cette année, les loyers étudiants ont augmenté globalement de 2,97%. La hausse est de 1,6% dans le parc des Crous et de 3,86% dans le parc privé. En tout, 45 villes universitaires voient leurs loyers augmenter avec une hausse moyenne dans le parc privé de 2,8 % en province, de 5,18% en Ile-de-France, et de 3,29% dans les grandes villes. Paris reste la grande ville la plus chère, avec un loyer moyen de 873 euros. La grande ville la moins chère est Le Mans, avec un loyer moyen de 340 euros.

Près d'un étudiant sur deux est salarié

Les frais d'inscription à l'université augmentent également, à hauteur de 0,28%. Le prix du repas au restaurant universitaire augmente quant à lui en moyenne de 1,54% après trois années de gel.

Cette année, l’Unef a également décidé d'évaluer la différence du coût de la vie entre les étudiantes et les étudiants dans l'enseignement supérieur. "Le verdict est sans appel", explique le syndicat. Le coût de la vie est 118,68% plus élevé pour les femmes que pour les hommes, soit 529,32 euros par an. Cette différence s'explique par des dépenses obligatoires supplémentaires pour les femmes, telles que les protections périodiques ou les moyens de contraception.

Le syndicat constate également que les étudiants sont de plus en plus contraints au salariat afin de pouvoir prendre en charge financièrement cette "hausse constante" du coût de la vie. Près d'un étudiant sur deux est aujourd'hui salarié en parallèle de ses études.

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