PSA : Arnaud Montebourg fixe les négociations au 25 octobre

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, a fixé au 25 octobre la réunion entre les syndicats de PSA, la direction et l\'Etat.
Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, a fixé au 25 octobre la réunion entre les syndicats de PSA, la direction et l'Etat. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le ministre du Redressement productif a rencontré des représentants syndicaux de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, en marge du Mondial de l'automobile, samedi 6 octobre.

SOCIETE - Arnaud Montebourg a rencontré des représentants syndicaux de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en marge du Mondial de l'automobile à Paris. Il leur a annoncé que la réunion tripartite avec la direction, les syndicats et l'Etat, aura lieu le 25 octobre. 

PSA a annoncé en juillet la fermeture de l'usine d'Aulnay à l'horizon 2014, dans le cadre d'un vaste plan de restructuration qui prévoit 8 000 suppressions de postes en France. 

Une réunion nationale sur l'avenir du groupe PSA

Les syndicats voulaient connaître la date de la réunion tripartite promise par François Hollande, voilà qui est fait. Elle sera organisée le 25 octobre avec Philippe Varin, le patron de PSA et chacun des syndicats représentatifs du groupe. "Notre souhait est d'engager une négociation au plus haut niveau" a expliqué Arnaud Montebourg, à la sortie d'une réunion d'une heure et demie avec l'intersyndicale du site d'Aulnay de PSA. "Le gouvernement, Michel Sapin et moi-même, piloterons cette négociation tripartite".

Ces réunions entre les syndicats, la direction du groupe et l'Etat concernent l'avenir national du groupe. Deux autres réunions concerneront plus particulièrement les sites d'Aulnay-sous-Bois et Rennes (Ille-et-Vilaine), où 1 400 emplois sont menacés, début novembre. Le plan social "doit être strictement proportionnel aux nécessité de la relance de PSA. Il ne peut pas y avoir de dégâts humains excessifs", a expliqué le ministre. 

Les syndicats critiquent la gestion du dossier par l'Etat

Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, expliquait peu avant la rencontre : "On veut mettre notre grain de sel dans la composition de cette tripartite. On ne veut pas que ce soit le concierge de l'avenue de la Grande Armée (siège de PSA) qui vienne mais des gens qui ont des pouvoirs de décision". La présence de Philippe Varin répond à cette attente.

Quant au représentant CGT, Jean-Pierre Mercier, il critique la gestion du dossier par l'Etat. "Plusieurs centaines de millions d'aide supplémentaire ont été mis sur la table sans demander la moindre contrepartie sur le maintien de l'emploi", selon lui. "Maintenant il y en a marre, il faut que ça cesse cette comédie (...) Il n'y a pas d'argent public à donner à Peugeot (...) Maintenant il faut qu'on s'occupe des revendications des salariés."

FTVi

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