Prix des médicaments vendus sur internet : "Il y aura peut-être quelques baisses, de quelques centimes", relativisent les pharmaciens

Sur internet, la vente de médicaments serait toujours réservée aux pharmaciens pour éviter la contrefaçon.
Sur internet, la vente de médicaments serait toujours réservée aux pharmaciens pour éviter la contrefaçon. (ALEXANDRE BARLOT / RADIO FRANCE)

Le gouvernement négocie avec les pharmaciens sur la vente de médicaments sur internet. Mais dans les faits, la baisse des prix ne serait pas très visible par les consommateurs, notamment à cause des frais de port.

C'est une demande d'Edouard Philippe. Le Premier ministre veut assouplir les règles de vente de médicaments sur internet. La première réunion de négociation a lieu mardi 16 avril, au ministère de la Santé. Après avoir octroyé aux pharmaciens le droit de délivrer des médicaments normalement prescrits par ordonnance, pour la cystite ou pour des angines par exemple, le gouvernement leur demande aujourd'hui un effort en retour.

Baisse des prix

Sur internet, la vente serait toujours réservée aux pharmaciens, pour éviter la contrefaçon. Pour autant, le Premier ministre estime que ces professionnels ont un devoir de transparence sur les prix et doivent également faire baisser les prix des médicaments. Sur le papier, les idées sont intéressantes, mais dans la réalité, l'enjeu reste minime. Cela ne représente que 1% des ventes de médicaments sans ordonnance.

Ce que le gouvernement souhaiterait, c'est que tous les pharmaciens, qui pourraient éventuellement se regrouper, fassent baisser leurs prix sur internet. Cela concernerait le prix des médicaments sans ordonnance et non remboursables.

Peu d'intérêt pour les Français

Pour le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques cette décision aura peu d'impact pour les Français. Philippe Besset explique que "le prix de ces produits, c'est quelques euros". Il prend en exemple le prix "des pastilles pour la gorge. Cela doit valoir entre 3,50 euros et 4,50 euros. Le paracétamol c'est 2,18 euros, on a des sirops pour la toux, c'est 3 euros aussi". Il n'est pas très confiant : "Peut-être qu'il y aura quelques baisses de prix là-dessus, c'est toujours possible, mais de quelques centimes." Avec un gain compensé par des frais de livraison, le client ne serait pas forcément gagnant.

Le gouvernement souhaite aussi davantage de transparence sur les prix des médicaments. Les syndicats de pharmaciens y sont favorables et ils pourraient mettre en place un site qui permettrait de comparer les prix selon les pharmacies, ou de savoir si votre médicament est bien en stock chez votre pharmacien de quartier.

Reportage de Solenne Le Hen
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