Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris pour réclamer une reconnaissance de la pénibilité

Manifestation le 23 septembre contre le projet sur les retraites à Strasbourg
Manifestation le 23 septembre contre le projet sur les retraites à Strasbourg (AFP/PATRICK HERTZOG)

Ces militants venus de toute la France - 5.000 selon les organisateurs - ont manifesté derrière une banderole sur laquelle était inscrit: "Ceux qui vont mourir plus tôt doivent partir en retraite plus tôt".La manifestation était organisée à l'appel de l'Andeva (victimes de l'amiante) et de la Fnath (accidentés de la vie).

Ces militants venus de toute la France - 5.000 selon les organisateurs - ont manifesté derrière une banderole sur laquelle était inscrit: "Ceux qui vont mourir plus tôt doivent partir en retraite plus tôt".

La manifestation était organisée à l'appel de l'Andeva (victimes de l'amiante) et de la Fnath (accidentés de la vie).

Sur leurs pancartes, on pouvait lire "La pré-retraite, c'est pas un privilège, c'est un droit" ou "taux 0%, usés 100%", en référence au projet gouvernemental qui prévoit que seuls les salariés justifiant d'un taux d'incapacité permanente supérieur à 10% pourront continuer à partir en retraite à 60 ans, sous certaines conditions. Ce taux, initialement fixé à 20%, avait été revu à la baisse après la journée interprofessionnelle du 7 septembre.

"Il n'y a pas de prise en compte de la pénibilité mais seulement des victimes du travail. Le problème est que des facteurs comme le travail de nuit ou l'exposition à des produits cancérogènes ne laissent pas forcément de traces physiques et pourtant ils réduisent l'espérance de vie", a expliqué François Desriaux, porte-parole de l'association Andeva.

"Le gouvernement fait semblant de ne pas comprendre ce qu'est la pénibilité", a renchéri Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fnath, qui réclame "des retraites anticipées" pour ceux "cassés dès 52 ou 53 ans et qui ne peuvent travailler jusqu'à 60 ans".

Pour les salariés qui ont été exposés à l'amiante, il existe une allocation de cessation anticipée d'activité (Acaata) qui permet une préretraite dans certains secteurs comme la réparation navale. "Le dispositif devrait continuer d'exister mais le fossé va se creuser avec les autres victimes du travail qui ne seront pas prises en charge", selon M. Desriaux.