Plusieurs dizaines de personnes installées depuis la mi-avril sous des tentes ont été évacuées ce lundi matin.

Le campement des squatteurs de la Courneuve, place de la Fraternité, en juillet 2011.
Le campement des squatteurs de la Courneuve, place de la Fraternité, en juillet 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Le tribunal administratif de Montreuil avait ordonné mercredi l'expulsion des squatteurs. Vers 9 heures ce lundi matin, environ 140 policiers et gendarmes ont délogé les squatteurs.

Le tribunal administratif de Montreuil avait ordonné mercredi l'expulsion des squatteurs. Vers 9 heures ce lundi matin, environ 140 policiers et gendarmes ont délogé les squatteurs.

Faute de logement, environ 80 adultes et 20 enfants (selon les chiffres de l'association Droit au logement, Dal) vivaient depuis 7 mois dans des tentes installées devant un centre de santé, place de la Fraternité, au coeur de la cité des 4000. Lors de l'évacuation, une quarantaine d'entre eux seulement étaient présents, beaucoup étant partis travailler.

Les personnes en situation régulière vont être hébergées en hôtel, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Cela concerne 14 hommes, 21femmes et 9 enfants, selon cette source. La situation de 11 autres personnes était en cours de vérification en milieu de journée. Un retour volontaire dans leur pays sera proposé aux personnes en situation irrégulière. Une personne a été placée en garde à vue pour des violences lors de l'évacuation, a précisé la préfecture.

Certains évacués, ceux qui doivent être hébergés, sont montés dans un bus après l'évacuation. D'autres n'y ont pas eu accès ou ont refusé, demandant une nouvelle fois un logement. Ces personnes, pour beaucoup originaires de Côte d'Ivoire, n'en sont pas à leur première expulsion. En juillet 2010, elles avaient été évacuées de la barre Balzac, où elles vivaient sans droit. Elles se sont ensuite installées au pied de cet immeuble, ce qui a provoqué leur deuxième expulsion au bout de quelques semaines.

Elles ont alors été hébergées en hôtel jusqu'en avril. Depuis, elles étaient installées sur la place de la Fraternité, demandant toujours des logements.

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