Plus de 3.000 travailleurs sans-papiers en grève pour exiger leur titularisation se sont rassemblés lundi soir à Paris

Le meeting était organisé par 11 organisations dont CGT, CFDT, Solidaires, Cimade, Ligue des droits de l'homme.Une campagne d'occupation de sites et d'agences d'intérim a été lancée mi-octobre. Plus de 6.000 sans-papiers en grève dans 2.090 entreprises réclament l'assouplissement du projet de circulaire définissant les critères de régularisations.

Le meeting était organisé par 11 organisations dont CGT, CFDT, Solidaires, Cimade, Ligue des droits de l'homme.

Une campagne d'occupation de sites et d'agences d'intérim a été lancée mi-octobre. Plus de 6.000 sans-papiers en grève dans 2.090 entreprises réclament l'assouplissement du projet de circulaire définissant les critères de régularisations.

Selon un décompte de la CGT, ils seraient 400.000 travailleurs sans papiers en France. La nouvelle circulaire indiquant les critères pour la régularisation des salariés étrangers est "remarquablement vide et floue", ont jugé début décembre 11 syndicats et associations, souhaitant que les discussions avec le gouvernement continuent et s'élargissent au ministre du Travail, Xavier Darcos.

Précédé d'un long concert de percussions, le meeting s'est ouvert vers 20h dans une salle de sport du sud de Paris par un slogan scandé au micro et repris par la foule: "On travaille ici, on vit ici, régularisation !"

"Il s'agit ce soir de donner un ton global à la lutte dans des dizaines d'endroits et de lancer l'axe de lutte des prochains jours. La circulaire Besson n'est pas une circulaire de régularisation mais une circulaire anti-grève, qui amplifie l'arbitraire préfectoral" et "n'offre aucune garantie", a lancé Raymond Chauveau, de la CGT.

"On ne va pas aller en préfecture déposer les dossiers (de régularisation) on continue la grève. On demande aux 2.090 patrons, co-responsables et co-solidaires, de régulariser, de remplir les formulaires", a-t-il ajouté au début du meeting.

Des sans-papiers et des organisations les soutenant ont souligné le caractère "sans précédent" de la mobilisation et mis en garde le gouvernement "s'il table sur un essouflement du mouvement".

Une Chinoise sans-papiers travaillant dans la restauration a exigé, en français et en chinois, "la fin du travail au noir". Des travailleurs asiatiques ont récemment rejoint le mouvement, qui concerne essentiellement des sans-papiers venus d'Afrique sub-saharienne.

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