Nantes : nouvelle nuit d'émeutes

France 2

Seconde nuit de violences après la mort d'un jeune homme mardi soir à Nantes lors d'un contrôle de police. Des voitures, des bâtiments et des commerces ont à nouveau été dégradés ou incendiés hier soir, mercredi 4 juillet.

Des voitures brûlées par dizaines, voilà à quoi ressemble le nouveau paysage de Nantes (Loire-Atlantique) ce 5 juillet. Cette fois, la violence s'est étendue à cinq quartiers populaires de la ville. "C'était la guerre à Malakoff, témoigne un riverain, inquiet et concerné. Ça fait 35 ans que j'habite le quartier, je n'ai jamais vu cela".

Cette nuit, des lieux emblématiques ont été ciblés, à l'instar d'une bibliothèque municipale, dont le rez-de-chaussée a été totalement détruit par un incendie volontaire. "Je comprends que les gens soient révulsés par ce qu'il s'est passé, mais je ne comprends pas qu'ils détruisent leurs propres structures, les structures de leurs enfants, de leurs parents, confie une habitante du quartier. Tout ça, ça a été créé pour eux, et ils ne comprennent pas que c'est à eux-mêmes qu'ils font du mal"

Une marche blanche, sans provocation ni violence

À Nantes, les nuits se ressemblent : comme avant-hier, des feux sont apparus à plusieurs endroits. À chaque fois, une cinquantaine d'individus se regroupent, puis s'attaquent aux voitures, aux vitrines, avant de disparaitre, et ce malgré une forte présence policière hier soir. Les habitants du quartier, qu'ils soient jeunes ou plus âgés, sont atterrés : alors que leur quartier s'embellissait, il est désormais ravagé. Onze personnes ont été interpellées, dont trois mineurs. L'un d'entre eux n'a que 13 ans. Ce matin, à l'endroit où le jeune Aboubakar F. a perdu la vie, les témoignages de soutien continuent. La famille de la victime a appelé cet après-midi à un rassemblement : une marche blanche qu'elle souhaite sans provocation ni violence.

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