Pas d'université d'été pour les militants et élus de l'UMP

Le secrétaire général de l\'UMP, Jean-François Copé, lors du campus d\'été de son parti, le 2 septembre 2011 à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, lors du campus d'été de son parti, le 2 septembre 2011 à Marseille (Bouches-du-Rhône). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Les adhérents de l'UMP avaient pris l'habitude de se retrouver tous les ans, début septembre. Mais cette année, pas de grand rassemblement de rentrée.

Les militants UMP qui avaient pris l'habitude, depuis 2003, de se retrouver début septembre pour parler politique dans une ambiance décontractée seront sans doute déçus. Contactée par FTVi lundi 9 juillet, l'UMP a en effet confirmé qu'elle n'organisait pas cette année son traditionnel "campus d'été".

Officiellement, le parti de Jean-François Copé souligne que "l'UMP n'organise pas de campus en année d'élection présidentielle". En 2007, il n'y avait effectivement pas eu d'université d'été avant l'élection de Nicolas Sarkozy. Mais le candidat UMP l'avait alors emporté. Cette année, l'UMP est frappée par les revers électoraux à la présidentielle et aux législatives, mais aussi par l'élection d'un nouveau président en novembre prochain. 

Un cadre budgétaire serré

En réalité, ce sont avant tout des raisons budgétaires qui l'ont emporté. Car la lourde défaite du parti aux législatives représente une perte sèche de 11 millions d'euros par an, selon les chiffres évoqués par le Canard Enchaîné le 4 juillet. Au point de pousser le trésorier de l'UMP, Dominique Dord, à adresser une "lettre de cadrage" à la direction du parti, dans laquelle il plaide notamment pour une réduction drastique du budget dédié aux meetings et aux manifestations publiques.

Enfin, ne pas organiser de campus de rentrée permettra aussi au parti de ne pas étaler ses divisions devant les caméras pendant trois jours consécutifs, à l'approche d'une bataille qui s'annonce particulièrement âpre entre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence du parti.