Nouvelle nuit de violences à Saint-Denis de la Réunion

Dans le quartier du Chaudron, à Saint-Denis de la Réunion, le 22 février 2012.
Dans le quartier du Chaudron, à Saint-Denis de la Réunion, le 22 février 2012. (RICHARD BOUHET / AFP)

Des affrontements entre groupes de jeunes et forces de l'ordre ont eu lieu dans le quartier du Chaudron, sur fond de protestation contre la vie chère et la hausse continue du prix du carburant.

Le quartier du Chaudron s'est réveillé dans un décor de désolation, jeudi 23 février, à Saint-Denis de la Réunion, après une deuxième nuit d'affrontements entre groupes de jeunes et forces de l'ordre. Ces violences, spontanées et désorganisées, éclatent depuis 48 heures dans un climat de protestation contre la vie chère et la hausse continue du prix du carburant.

Traces d'incendies, pierres, verre cassé jonchant le sol, témoignent de la violence des heurts qui ont éclaté dans la soirée de mercredi et duré une partie de la nuit au Chaudron. Policiers et gendarmes mobiles ont repoussé pendant de longues heures les tentatives de pillages, protégeant notamment le principal supermarché du quartier.

Linh-Ian Dao - France 2

Le maire de Saint-Denis lance un appel au calme

Dans la commune du Port, les affrontements ont également repris mercredi soir après ceux de la veille. Des groupes ont notamment tenté de pénétrer dans les parcs de stationnement de concessions automobiles, brûlant plusieurs véhicules.

Les violences se sont également étendues à Saint-Benoît, dans l'est de l'île, où l'entrée d'un supermarché a été forcée, sans que les assaillants ne le pillent complètement, selon un responsable de l'enseigne.

Aucun bilan des dégâts n'était encore disponible, jeudi matin, à la préfecture. Gilbert Annette, maire (PS) de Saint-Denis, a lancé un appel au calme jeudi matin sur les ondes de la radio publique Réunion Première. "La situation va empirer à la Réunion si aucune solution n'est apportée au problème du chômage des jeunes et du pouvoir d'achat des populations défavorisées", a-t-il toutefois souligné, invitant l'Etat "à prendre des mesures exceptionnelles pour la Réunion".

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