"Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde", estime Manuel Valls

Manuel Valls, le 6 novembre 2012.
Manuel Valls, le 6 novembre 2012. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Invité de France Info, le ministre de l'Intérieur a également confirmé qu'il n'avait pas donné d'objectif chiffré pour les reconduites à la frontière.

POLITIQUE – Pas d'objectif chiffré d'expulsions, mais pas de "frontières ouvertes". Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a développé, vendredi 9 novembre sur France Info, les grands axes de sa politique d'immigration. "Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde", estime Manuel Valls, paraphrasant les déclarations de Michel Rocard en 1989. "Même si la France prend sa part dans cet accueil", a-t-il ajouté.

A la question de savoir s'il avait donné à ses services des objectifs chiffrés alors que le nombre des reconduites à la frontière doit battre un record en 2012, le ministre a répondu : "non, je n'ai pas donné d'objectif chiffré, la France est une terre d'accueil généreuse, nous avons besoin d'immigration sur le plan économique, démographique, mais en même temps nous vivons une crise économique et sociale".

"Un peu plus" d'expulsions en 2012 qu'en 2011

"Notre objectif n'est pas plus d'expulsions, ni plus ni moins, ce n'est pas le problème, il faut savoir simplement quelle est notre capacité d'accueil d'étrangers. La gauche, ce n'est pas régulariser tous les sans-papiers, la gauche ce n'est pas que des frontières ouvertes, la gauche est à la fois généreuse et ferme, c'est l'intérêt du pays", a-t-il ajouté.

Selon le ministère de l'Intérieur, il y aura "un peu plus" de reconduites à la frontière en 2012 qu'en 2011, soit plus que le record de 33 000. 

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