Nicolas Sarkozy à Marseille : ce qu'il faut retenir

Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 février 2012.
Nicolas Sarkozy à Marseille, le 19 février 2012. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Devant 10 000 à 15 000 personnes galvanisées réunies au Parc Chanot, le président sortant a détaillé sa vision de la France.

Nicolas Sarkozy a galvanisé ses troupes, dimanche 19 février au Parc Chanot, à Marseille, devant 10 000 à 15 000 personnes. Le président-candidat y a délivré sa vision de la France, recentrée sur ses "valeurs". FTVi résume ce qu'il faut en retenir.

• Le mot

La France. Nicolas Sarkozy l'a répété des dizaines et des dizaines de fois. "Aujourd'hui je suis venu parler de la France", a-t-il déclaré, en ouverture de son discours. Omniprésente, que ce soit pour justifier les valeurs qu'il défend, ou pour dénigrer l'attitude de ses adversaires, la France a été le fil rouge de la prestation du président-candidat, qui fait écho à son slogan de campagne : "La France forte".

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• La phrase

A propos du mariage, Nicolas Sarkozy a lancé : "Nous ne voulons pas que l'on sacrifie notre identité à la mode du moment." Le candidat de l'UMP n'a pas prononcé une seule fois le terme "homosexuel", mais la référence est évidente.

"Quand on aime la France on ne fragilise pas les institutions qui forment la trame de notre vie sociale : la famille, le mariage font partie de ces institutions, qu'il nous faut aborder avec infiniment de précaution. Quels que soient les bouleversements qu'[ils] ont connus depuis des décennies, la famille, le mariage restent des repères, restent des références, profondément ancrées dans notre conscience collective et qui font partie de notre identité", a-t-il exposé.

• Les annonces

Nicolas Sarkozy n'a pas fait beaucoup d'annonces nouvelles. Il a toutefois entrouvert la porte à l'instauration d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, une revendication notamment portée par le Front national et les Verts. Mais le candidat de l'UMP a également prévenu qu'il faudrait baisser le nombre de parlementaires.

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• Les attaques

"Où est la vérité quand on fait semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris ?", a asséné Nicolas Sarkozy à l'encontre de François Hollande, sans nommer son adversaire. Une référence aux propos tenus lundi dernier auprès du journal britannique The Guardian. Comme il l'avait fait lors de son meeting d'Annecy, jeudi, le président-candidat a taxé la gauche de "mensonge", mais aussi de "facilité" et de "démagogie".

• Les valeurs

Sans surprise, Nicolas Sarkozy, a énuméré les valeurs qu'il a décidé de mettre en avant dans cette campagne : "travail", "effort", "courage", "intelligence", "responsabilité" et "autorité". Ce sont, selon lui, les éléments sur lesquels "la France s'est appuyée pour rester forte" pour traverser la crise, se félicitant de n'avoir pas reculé "à la moindre pression, à la moindre protestation".

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Nicolas Sarkozy s'est également porté garant de la laïcité, fustigeant le communautarisme : "On veut que la France soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle, c'est cela aimer la France". "Régulariser massivement, ce n'est ni plus ni moins qu'une faute", a-t-il jugé.

• Le flop

Nicolas Sarkozy a choisi d'entamer son discours en parlant de la France de son enfance. "Jeune, j'ai aimé la france sans le savoir. J'aimais le ciel sous lequel je vivais", a-t-il déclaré. Mais il n'a pas su éviter certaines formules ampoulées : "J'aimais le son des mots, j'aimais des chansons, j'aimais des musiques, j'amais des livres, j'aimais des villes, une façon tellement française d'aligner des maisons, de planter les arbres le long des routes, j'aimais des bords des mer, j'aimais une façon de rire, j'aimais une façon d'être libre, j'aimais une façon française de gouter la vie, j'aimais une façon d'aimer."

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