Neige : "Des gens dorment à même le sol dans des stations d'autoroute"

Une voiture immobilisée le 11 mars 2013 près d\'Arras (Pas-de-Calais).
Une voiture immobilisée le 11 mars 2013 près d'Arras (Pas-de-Calais). ( MAXPPP)

Des envoyés spéciaux de France Télévisions ont rencontré lundi soir des "naufragés de la route", bloqués par les intempéries qui touchent le nord-ouest de la France.

"La neige tombe tellement fort que des dizaines, sans doute même des centaines, d'automobilistes sont coincés dans leur véhicule." Les intempéries qui touchent le nord-ouest de la France, lundi 11 mars, génèrent au début de la nuit d'importantes difficultés sur l'A84 entre Caen et Rennes, rapporte le journaliste de France 2 Hugo Clément. La Bretagne, la Basse-Normandie mais aussi la Manche sont touchés, nécessitant des opérations de secours.

Hugo Clément, Nicolas Metauer / France 2

"Des aires d'autoroutes accueillent des gens qui s'y couchent à même le sol", a constaté Hugo Clément sur l'A84, où des rafales atteignent 90 km/h et les températures restent négatives. Malgré l'action de saleuses, une neige glaçante empêche les automobilistes dépourvus de pneus neige de progresser. "Ils se retrouvent sans nourriture ni boisson ni assistance", selon l'envoyé spécial de France 2.

La solidarité s'organise

A Saint-Jouan-des-Guerets (Ille-et-Vilaine), la mairie a ouvert un gymnase pour accueillir les automobilistes contraints de quitter leur voiture, rapporte la journaliste de France 2 Anne-Claire Poignard. "La neige a provoqué des accidents et les véhicules ont du mal à avancer dans les côtes", précise-t-elle, citant "400 véhicules" bloqués entre Saint-Malo et Rennes.

Dans la Manche, entre 200 et 300 personnes sont bloquées lundi soir dans leurs véhicules sur la RN 13, entre Saint-Joseph et Cherbourg. La préfecture a lancé sur Facebook un appel à "la solidarité" destiné selon son chargé de communication "à tous les riverains pour venir en aide aux naufragés de la route". Plus tôt dans la journée, le journaliste de France 3 Mathieu Dehlinger avait constaté des voitures sur le bas-côté de la route.

(MATHIEU DEHLINGER / FRANCE 3)

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