Mayotte : les syndicats ne signent pas l'accord de sortie de crise

Manifestation à Mamoudzou (Mayotte) contre la vie chère le 10 octobre 2011.
Manifestation à Mamoudzou (Mayotte) contre la vie chère le 10 octobre 2011. (RICHARD BOUHET/AFP)

La signature entre l'Etat, le patronat et les syndicats devait avoir lieu ce matin, mais ce derniers ne se sont pas présentés.

Mayotte va-t-elle enfin sortir de la crise ? L'intersyndicale n'est pas venue signer, jeudi 10 novembre à Mayotte, l'accord de sortie de crise censé suspendre le mouvement contre la vie chère lancé il y a 45 jours dans ce département français de l'océan Indien. Ce projet d'accord a été annoncé mercredi par la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard. 

Les représentants de l'Etat et du patronat étaient présents, comme prévu, à 9 heures (7 heures à Paris) à la Case Rocher, bâtiment officiel de Petite Terre où devait se dérouler la cérémonie de signature. Mais l'intersyndicale, qui a pourtant suspendu son mouvement, ne s'est pas présentée.

Interrogé par RFI, Salim Naouda, représentant syndicale de la CGT mahoraise, a exposé ses conditions pour signer l'accord : "Nous voulons être assisté d'un expert durant toute la période des travaux, des ateliers. Nous aimerions que la grande distribution s'engage à avoir les onze produits dans les rayons (…) pendant toute la période des discussions".

Que prévoit l'accord ? 

Selon le projet d'accord, le médiateur de la crise et préfet Denis Robin "a exigé de chaque signataire une juste contribution à l'effort collectif" dans une situation d'"urgence à trouver une issue", après 43 jours de conflit social sur la vie chère. Il "en appelle à la responsabilité de tous pour se réunir autour de cet accord".

FTVi

Le projet d'accord présente quatre points, qualifiés d'"avancées majeures attendues par la population", selon le communiqué de Denis Robin, c'est-à-dire relatifs notamment aux prix de la viande de boeuf, du sable et du gaz, points de crispation du mouvement.

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