Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, a assuré que les moyens mis en oeuvre par le gouvernement sont adaptés.

Marie-Luce Penchard regarde le Cirque de Mafate, près de Saint-Paul-de-la-Réunion, ce mercredi 2 novembre.
Marie-Luce Penchard regarde le Cirque de Mafate, près de Saint-Paul-de-la-Réunion, ce mercredi 2 novembre. (RICHARD BOUHET / AFP)

La ministre de l'Outre-mer a annoncé qu'elle débloquerait une enveloppe de 3 millions d'euros en faveur du Parc national de la Réunion et la mise en place d'un fonds de secours pour les éleveurs et le renforcement de l'équipement des pompiers

La ministre de l'Outre-mer a annoncé qu'elle débloquerait une enveloppe de 3 millions d'euros en faveur du Parc national de la Réunion et la mise en place d'un fonds de secours pour les éleveurs et le renforcement de l'équipement des pompiers

Au titre des "mesures d'urgence", Marie-Luce Penchard a annoncé que son ministère allait déléguer un crédit de 3 millions d'euros pour permettre la remise en état des zones du Parc national touchées par l'incendie et la poursuite de "l'effort de la surveillance du site", lors d'une intervention sur Antenne Réunion.

Elle a également annoncé la participation de son ministère au renforcement des moyens du Service départemental d'incendie et de secours par l'achat de cinq camions-citerne qui devront être dans l'île "avant la fin de l'année". Enfin, elle a indiqué avoir demandé au préfet de la Réunion et au directeur de l'Agriculture de constituer les dossiers pour indemniser les agriculteurs, principalement les éleveurs dont les pâturages ont été ravagés par l'incendie, dans le cadre d'un fonds de secours. "Les Réunionnais doivent se rendre compte que l'Etat entend agir aux côtés des collectivités locales", a-t-elle déclaré.

Marie-Luce Penchard veut rassurer les Réunionnais

"Je ne voudrais pas que les Réunionnais croient que des considérations financières ont pu dicter les stratégies et les décisions prises" par le gouvernement, a-t-elle affirmé plus tôt dans la journée, au sommet du Piton Maido, sur un des plus beaux sites du Parc national touché par l'incendie, à 2000 mètres d'altitude. La ministre a également affirmé qu'aucune "considération financière" n'était entrée en ligne de compte.

Marie-Luce Penchard a précisé que les moyens humains représentaient une enveloppe de 2,6 millions d'euros et l'envoi d'un avion bombardier 500 000 euros. Plus de 400 pompiers venus de plusieurs régions de métropole ont été envoyés en renfort dans l'île. La ministre s'est félicitée que le feu ait pu être circonscrit en "seulement" huit jours.

"Certaines personnalités se sont transformées en expertes, moi je n'en suis pas. Les spécialistes nous ont dit que, le feu étant dans le sol, il fallait des hommes pour inonder les parties souterraines. C'est le choix qui a été fait dans la première phase de la crise", a-t-elle expliqué.

Toutefois, Marie-Luce Penchard a dit "comprendre" que les Réunionnais aient été "inquiets voire en colère", mais, a-t-elle ajouté, "ce n'est pas la polémique qui éteindra l'incendie". "Il n'y a pas de territoires qui sont moins bien traités que d'autres", a assuré la ministre pour qui "le temps est venu aujourd'hui de se rassembler et de tirer un certain nombre d'enseignements".

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