Manifestation de soutien aux sans-papiers à Paris

Manifestation de soutien aux sans-papiers, le 10 octobre 2009 à Paris.
Manifestation de soutien aux sans-papiers, le 10 octobre 2009 à Paris. (© France 3)

Plusieurs milliers de personnes, 3.800 à 20.000 selon les sources, défilaient samedi contre la politique du gouvernement

Plusieurs milliers de personnes, 3.800 à 20.000 selon les sources, défilaient samedi contre la politique du gouvernementPlusieurs milliers de personnes, 3.800 à 20.000 selon les sources, défilaient samedi contre la politique du gouvernement

Organisée par les collectifs des sans-papiers, la manifestation est partie du 14 rue Baudelique, en face d'un immeuble baptisé "ministère de la régularisation globale de tous les sans-papiers" abritant plusieurs centaines de personnes d'origine immigrée.

Le cortège devait se rendre devant le ministère de l'Immigration et de l'identité nationale.

Les organisateurs dénoncent "une politique qui maintient les sans-papiers dans une zone de non-droit et dans la précarité administrative, empêchant leur intégration". Une délégation de représentants du collectif unitaire devait être reçue dans l'après-midi au ministère de l'Immigration.

"Ces sans-papiers sont dans la précarité, ils veulent travailler, payer des impôts, sortir de l'ombre" a expliqué le porte-parole du comité des sans-papiers 75, Mamadou Bramé.

Derrière la banderole, Pascal Julien, adjoint (Verts) au maire du XVIIIe arrondissement, a expliqué être "venu avec son écharpe, pour qu'un peu de République soit aux côtés des sans-papiers".

"Est-ce qu'aujourd'hui, on peut toujours être fier de la France et de ses valeurs quand on voit que la délation est acceptée?", s'est interrogé Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires de France, en référence à l'arrestation d'un sans-papiers samedi dernier après dénonciation de son banquier, dans une agence de la Société Générale. Le président du Cran a indiqué qu'il rencontrerait lundi la direction de la banque pour "savoir s'il s'agit d'un acte isolé ou d'une politique générale de la banque", précisant que dans le deuxième cas, "il y aura une mobilisation dont je peux déjà dire qu'elle ne sera pas faible".