Les Restos du Cœur appellent à la mobilisation : "Il nous manque 3 à 4 millions d'euros de dons"

Les Restos du Coeur estiment le nombre de leurs bénéficiaires à 900 000 personnes cet hiver.
Les Restos du Coeur estiment le nombre de leurs bénéficiaires à 900 000 personnes cet hiver. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Les dons aux Restos du Coeurs sont en baisse sur l'année 2019. L'association déplore un trou dans son budget de fonctionnement de 3 à 4 millions d'euros.

Les Restos du Cœurs appellent, ce lundi 23 décembre sur franceinfo, aux dons, en cette période de fêtes de fin d'année. "Il nous manque de quoi assurer deux semaines de fonctionnement, cela veut dire qu'il nous manque autour de 3 à 4 millions d'euros de dons, par rapport au budget prévisionnel", a affirmé Patrice Blanc, le président bénévole des Restos du Cœur. "On constate depuis quelques semaines une baisse des dons par rapport à l'an dernier et par rapport à nos prévisions."

Les Restos du Coeur craignent de ne pas pouvoir assurer l'accueil de ses bénéficiaires, estimés à au moins 900 000 personnes cet hiver. "Sans doute que les gens sont préoccupés par leur avenir, à juste titre, mais on leur demande de ne pas oublier le présent non plus. Si on veut être au rendez-vous des personnes qui frappent à la porte des Restos du Cœur on a besoin, ces semaines-ci, d'argent, de dons financiers principalement", a indiqué le président de l'association.

Janvier-février, période la plus rude

"Noël, c'est une période où se concentrent beaucoup de dons, des dons par chèque ou des dons en ligne sur le site des Restos du Cœur, mais l'hiver ne se termine pas le 31 décembre, cela va continuer encore et c'est même vers janvier, février que la période est la plus rude, donc c'est vraiment là qu'on a besoin d'être présent, d'être au rendez-vous des personnes qui frappent à notre porte d'où ce nouvel appel aux dons. Il ne faut pas oublier qu'on a, en France, 9 300 000 personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté."

Au-delà du manque de dons financiers, Patrice Blanc craint un problème d'approvisionnement des denrées alimentaires en raison de la grève contre la réforme des retraites. "Nous avons trois dépôts, un à Rungis qui dessert les associations du sud de l'Île-de-France, un autre en Seine-Saint-Denis et un dans le Val d'Oise pour l'Ouest de l'Île-de-France, donc avec la grève cela oblige à des temps de transport plus long ce qui nous a obligé à mettre en place des stocks de sécurité dans les différents centres." "Dans les autres régions françaises, c'est moins impactant", a-t-il relativisé.

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