Un lourd bilan après les intempéries dans le Sud

Inondations à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), le 6 novembre 2011.
Inondations à Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), le 6 novembre 2011. (VALERY HACHE / AFP)

L'alerte orange a été levée dans le Var, mais les dégâts sont considérables et pourraient coûter entre 550 et 800 millions d'euros.

Après plus d'une semaine d'intempéries, le bilan s'annonce lourd dans le sud-est de la France. Cinq personnes ont perdu la vie et les pompiers ont définitivement abandonné les recherches du corps d'un homme disparu mercredi dans les Alpes-Maritimes.

 L'alerte orange a été levée dans le Var mais 4 000 personnes restent privées de téléphone et l'eau n'est toujours pas potable dans huit communes. C'est la deuxième fois que ce département est touché par des inondations en dix-sept mois. 

FR3 Marseille, Olivier Théron et Raymond Chapelard / FR2

Jusqu'à 800 millions d'euros de frais

Cette fois-ci encore, le coût s'annonce élevé : au total, ces intempéries pourraient coûter entre 550 millions et 800 millions d'euros aux assureurs dans le cadre du régime catastrophe naturelle, a indiqué jeudi 10 novembre la Caisse centrale de réassurance

Cette estimation porte sur "une zone s'étendant des Pyrénées-Atlantiques aux Alpes-Maritimes et la Corse". Il n'y a que dans les endroits qui font l'objet d'un arrêté de catastrophe naturelle que le risque d'inondation est pris en charge par les assureurs. 

Bilan non exhaustif

Dans le Var, les voiries communales, des stations d'épuration et des déchetteries, des bâtiments publics et scolaires ont été endommagés, ainsi qu'au moins 300 entreprises et 300 exploitations agricoles. 

FTVi

"Plus de 300 maraîchers, pépiniéristes, horticulteurs et éleveurs sont victimes des inondations, notamment dans la vallée de l'Argens (...), a constaté le président de la chambre d'agriculture du Var, Alain Baccino. Mais le bilan n'est pas exhaustif car nos techniciens continuent de tourner sur le terrain, où, par endroits, il y a encore un mètre d'eau." Et l'agriculteur de déplorer : "Une crue tous les dix ans, c'est supportable. Une tous les ans, c'est impossible à vivre pour le monde agricole."

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