Les députés ont entamé mardi l'examen du texte sur la Poste tandis qu'une cinquantaine de postiers manifestaient dehors

Olivier Besancenot, qui protestait contre la réforme du statut de La Poste, interpellé à l\'Assemblée, le 15/12/2009.
Olivier Besancenot, qui protestait contre la réforme du statut de La Poste, interpellé à l'Assemblée, le 15/12/2009. (France 3)

Devant le Palais Bourbon, juste avant les débats, Olivier Besancenot qui protestait aux côtés de militants Sud-PTT contre le "changement de statut" de La Poste, a été malmené par les forces de l'ordre.Le leader du Nouveau Parti anticapitaliste souffrait mardi soir de "plusieurs fractures à un doigt de la main droite".

Devant le Palais Bourbon, juste avant les débats, Olivier Besancenot qui protestait aux côtés de militants Sud-PTT contre le "changement de statut" de La Poste, a été malmené par les forces de l'ordre.

Le leader du Nouveau Parti anticapitaliste souffrait mardi soir de "plusieurs fractures à un doigt de la main droite".

Le responsable de NPA avec une trentaine de manifestants de Sud PTT ont réussi à escalader les grilles de l'Assemblée avant d'être interceptés par la police.

Juchés sur les deux statues qui encadrent l'entrée de l'Assemblée, ils ont en effet voulu "changer les statues" en les habillant en postiers. Ils ont été rapidement délogés mais le NPA a fait savoir, en fin d'après-midi, qu'Olivier Besancenot souffrait de plusieurs fractures à un doigt, après son "interpellation".

Peu après 18H00, une cinquantaine de manifestants principalement de la CGT, de la CFTC et de Sud ont également manifesté pour protester contre "la privatisation de La Poste".

La promulgation de la nouvelle loi transformant La Poste en société anonyme avant le 1er janvier 2010 apparaissant "irréaliste", en raison des retards pris dans l'examen du projet tant au Sénat qu'à l'Assemblée, a dit Jean Proriol, rapporteur du projet, qui a proposé que la date de transformation de La Poste soit reportée au 1er mars 2010.

L'examen du texte a donc commencé mardi après-midi à l'Assemblée après un premier vote le 9 novembre au Sénat. Le vote définitif devrait intervenir le 12 janvier.

L'opposition a d'ores et déjà fait savoir qu'à l'issue de la très probable adoption du projet de loi, elle déposerait un recours au Conseil constitutionnel, ce qui retardera d'autant la promulgation de la loi.