Législatives : Henri Guaino candidat dans les Yvelines

Le conseiller spécial du président Sarkozy, Henri Guaino, dans un salon de l\'Elysée, à Paris, le 20 février 2012.
Le conseiller spécial du président Sarkozy, Henri Guaino, dans un salon de l'Elysée, à Paris, le 20 février 2012. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a été investi candidat par l'UMP dans la 3e circonscription des Yvelines, acquise à la droite.

Celui qui a été la plume du président pendant tout le quinquennat va se confronter aux électeurs. Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a été investi par l'UMP candidat dans la 3e circonscription des Yvelines, acquise à la droite, a-t-on appris vendredi 11 mai de source UMP, qui confirme une information du Point.fr.

Cette décision, attendue, a été prise après une rencontre jeudi midi au siège de l'UMP entre le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, et Henri Guaino. Agé de 55 ans, le conseiller spécial a fait savoir dans la semaine au patron de l'UMP qu'il voulait être candidat aux législatives.

Dissidence en vue

Dans la 3e circonscription des Yvelines, où Nicolas Sarkozy a recueilli plus de 63% des voix au second tour de la présidentielle, Henri Guaino a finalement été choisi pour succéder à l'ancien secrétaire d'Etat Christian Blanc, qui ne se représente pas. Il a été préféré à un élu UMP solidement implanté localement, Olivier Delaporte, 57 ans, maire de La Celle-Saint-Cloud depuis 1998, 

Mais l'investiture devrait provoquer des remous : Olivier Delaporte pourrait se lancer en candidat dissident. Interrogé par Rue89, le maire de La Celle-Saint-Cloud a prévenu qu'il se présenterait malgré l'investiture accordée à Henri Guaino. "S’il se présente, je maintiendrai ma candidature. Je pense que l’UMP ferait une erreur, et même une faute, en investissant Henri Guaino. Ce n’est pas comme ça qu’on respecte les électeurs et les élus", a-t-il expliqué. 

"Guaino s'y est pris tard et malgré l'investiture UMP, il sera battu. C'est Delaporte qui sera élu", pronostique une source gouvernementale.

 

"Je pense que j'ai quelque chose à dire"

Jean-François Copé s'est entretenu jeudi par téléphone avec deux responsables locaux de l'UMP, la ministre sortante Valérie Pécresse et l'ancien président du Sénat, Gérard Larcher. Mercredi, Valérie Pécresse, présidente de la fédération UMP des Yvelines, n'avait pas caché ses réticences quant à une candidature Guaino, la jugeant "tardive et assez hasardeuse". Elle pourrait "se révéler aléatoire" dans une circonscription "frondeuse et indépendante". Et d'ajouter : "On préfèrerait une solution locale."

Avant même d'être officiellement investi, Henri Guaino avait récusé tout "parachutage". "Les législatives sont nationales et non pas locales", a-t-il plaidé."J'y vais pour parler aux Français", parce que "je pense que j'ai quelque chose à dire dans la reconstruction de l'opposition. J'ai à défendre des valeurs."