Le PS emporte Carcassonne

J-C Pérez (D) serre dans ses bras le président du conseil général du Gers, P.Marin, le 13/09/09
J-C Pérez (D) serre dans ses bras le président du conseil général du Gers, P.Marin, le 13/09/09 (© AFP/Cabanis)

Jean-Claude Perez a gagné l'élection municipale partielle avec 54,03% face au maire sortant Gérard Larrat (UMP) 45,97%

Jean-Claude Perez a gagné l'élection municipale partielle avec 54,03% face au maire sortant Gérard Larrat (UMP) 45,97%Jean-Claude Perez a gagné l'élection municipale partielle avec 54,03% face au maire sortant Gérard Larrat (UMP) 45,97%

"Cette victoire est celle d'une gauche rassemblée, unie pour proposer une alternative de progrès", a dit le Parti socialiste.

La victoire aux municipales de 2008 du maire sortant de Carcassonne Gérard Larrat (UMP) face au même Jean-Claude Pérez, obtenue avec 56 voix d'avance, avait été annulée en mai par le Conseil d'Etat.

A Carcassonne, le Conseil d'Etat fondait sa décision sur la présence avérée d'une centaine de "faux électeurs" sur les listes électorales.

"Vingt-six ans après, on y est. Je suis ravi et heureux. J'ai ce qui m'intéresse de plus: qu'on parle de Carcassonne en bien et pas en terme de fraude", a déclaré pour sa part à l'AFP le député qui doit être élu maire dimanche 20 septembre par le nouveau conseil municipal.

Le PS, hégémonique dans l'Aude, complète sa mainmise sur le département avec sa victoire à Carcassonne, ville de 45.000 habitants, après son succès en 2008 à la mairie de Narbonne, elle aussi longtemps administrée par la droite.

M. Perez, 45 ans, élu député en 1997 à l'âge de 33 ans, a été conseiller municipal de Limoux (Aude, 1989-1995), puis de Carcassonne (2001-2009). Il est actuellement membre de la commission de la Défense nationale de l'Assemblée nationale.

"La gauche serait bien inspirée de s'ouvrir", a déclaré Jean-Claude Perez avant de tomber dans les bras de ses colistiers et de célébrer son succès.

Deux autres élections, à Briançon et Bernay
Dans les Hautes-Alpes, la liste PS de Gérad From devance d'une courte tête dimanche au premier tour de l'élection municipale celle de l'UMP Monique Estachy. Cette élection a lieu après l'invalidation par le Conseil d'Etat de l'élection du maire sortant Alain Bayrou (ex-UMP) pour infraction au code électoral.

Le conseiller général Gérard Fromm, 65 ans, qui a obtenu 40,81% des voix, affrontera Mme Estachy, 69 ans, vice-présidente du conseil général des Hautes-Alpes, (39,67%), au second tour, le 20 septembre.

Dans son arrêt du 10 juillet, le Conseil d'Etat avait également prononcé l'inéligibilité pour un an d'Alain Bayrou, maire depuis 25 ans, lequel avait démissionné de ses fonctions début juillet.

PS et Modem avaient dénoncé des irrégularités dans les comptes de campagne de M. Bayrou et la publication de numéros spéciaux du bulletin municipal pendant la campagne électorale de mars 2008.

A Bernay (Eure), la droite a conservé la mairie au premier tour d'une élection municipale partielle organisée à la suite de l'invalidation du scrutin de mars 2008 par le Conseil d'Etat après des soupçons de pression.

Dans cette ville de 9.000 habitants, la liste conduite par le sénateur Hervé Maurey (NC), maire sortant invalidé, a obtenu 50,97% des suffrages. Avec 89 voix d'écart, la droite a ainsi battu la liste de gauche emmenée par Gilles Launay (PS) qui a réuni 49,03% des voix.

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