Le parquet de Bobigny a requis un non-lieu pour les deux policiers mis en cause dans la mort de Zyed et Bouna en 2005

Une stèle a été apposée à Clichy-sous-Bois en mémoire des deux jeunes morts électrocutés
Une stèle a été apposée à Clichy-sous-Bois en mémoire des deux jeunes morts électrocutés (AFP Stéphane de Sakutin)

La mort par électrocution de ces deux jeunes avait déclenché trois semaines d'émeutes en Seine-Saint-Denis.L'avocat des victimes, Me Jean-Pierre Mignard, a qualifié la décision du parquet de "décision ultimement politique". Au final ce sera le juge d'instruction qui décidera des développements du dossier.

La mort par électrocution de ces deux jeunes avait déclenché trois semaines d'émeutes en Seine-Saint-Denis.

L'avocat des victimes, Me Jean-Pierre Mignard, a qualifié la décision du parquet de "décision ultimement politique". Au final ce sera le juge d'instruction qui décidera des développements du dossier.

Le procureur de la République de Bobigny a estimé qu'il n'y avait pas de charge suffisante contre les deux policiers mis en examen pour non-assistance à personne en danger pour les renvoyer devant la justice.

"Le 8 septembre, j'ai rendu mon réquisitoire définitif aux fins de non-lieu dans le dossier d'information qui a été ouvert le 3 novembre 2005 contre X, du chef de non-assistance à personne en danger à la suite du décès de deux mineurs dans un local EDF à Clichy-sous-Bois", a déclaré le procureur Sylvie Moisson.

Le 27 octobre 2005, Zyed, 17 ans, et Bouna, 15 ans, deux adolescents de Clichy-sous-Bois, sont morts électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers. Un troisième jeune, Muhittin Altun, 22 ans aujourd'hui, a été grièvement blessé mais a survécu.

En février 2007, deux policiers ont été mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Les juges d'instruction avaient clos l'enquête mi-juillet 2009.

"Je me suis prononcée en faveur d'un non-lieu, estimant qu'il ne résultait pas de l'information charge suffisante contre les deux policiers mis en examen et contre tout autre, d'avoir commis le délit de non-assistance en personne en danger, dont ces deux policiers avaient été mis en examen, ainsi que le délit de mise en danger délibéré de la vie d'autrui et le crime de délaissement de mineur de 15 ans", a précisé Sylvie Moisson.

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