Le NPA prêt à l'union sous conditions

Olivier Besançenot
Olivier Besançenot (© France 3)

Le NPA refuse de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie" contrairement au voeu du PC

Le NPA refuse de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie" contrairement au voeu du PCLe NPA refuse de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie" contrairement au voeu du PC

Le Conseil politique national du parti de Besancenot, réuni à Clichy, a affirmé dimanche son souhait de poursuivre les discussions avec la gauche radicale pour une éventuelle alliance aux régionales.

Une nouvelle réunion unitaire entre NPA, PCF, Parti de Gauche et autres formations de gauche radicale est prévue mardi au siège du parti de Mélenchon.

Le Conseil politique national du NPA s'est prononcé à 66% pour un "accord national" sur des "listes indépendantes de celles présentées par le PS et Europe-Ecologie" au premier tour avant des "fusions démocratiques" au second, a déclaré Myriam Duboz, membre du comité exécutif du NPA. Cette motion est en fait un texte amendé de la proposition du Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) faite le 28 octobre aux formations de gauche radicale.

Principal sujet de discorde entre le NPA et le PCF, le parti anticapitaliste estime dans sa motion que la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme". Le NPA ajoute également des mesures programmatiques face à la "recomposition rose-orange-verte au centre qui s'affirme".

Une consultation des militants NPA sera organisée du 30 novembre au 6 décembre "sur ce qui est sorti du Conseil politique national et de la réunion du 10 novembre", a précisé Olivier Besancenot.

Dix jours plus tôt (19-21 novembre), les militants communistes se seront prononcés sur l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche élargi. Dans quelques régions toutefois, ils pourraient décider de partir avec le PS dès le premier tour.

Une "fin de non-recevoir"


"Les choses sont claires. Les décisions prises aujourd'hui par le NPA sont ni plus ni moins qu'une fin de non-recevoir" à l'offre des communistes et du Front de gauche sur une alliance au premier tour des régionales, a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. "Le désaccord susbsiste sur le fait que le NPA n'est pas disponible pour des majorités politiques de gauche dans les conseils régionaux", a-t-il poursuivi. "On en prend acte", "on ne va pas attendre qu'ils nous le redisent encore", a-t-il ajouté, laissant planer le doute sur la participation du PCF à la réunion de mardi avec toutes les formations de gauche radicale. "Il faut maintenant passer à la construction" d'un Front de gauche élargi pour les régionales, a-t-il fait valoir.

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