Le nombre des tués sur les routes a augmenté de 21 % en janvier 2011 par rapport à janvier 2010

Accident à un passage à niveau à Jonches (Yonne)
Accident à un passage à niveau à Jonches (Yonne) (AFP - JEFF PACHOUD)

Sur cette période, 320 personnes se sont tuées dans un accident de la circulation.Ce résultat suscite l'indignation de défenseurs de la sécurité routière. Ceux-ci mettent en cause l'assouplissement du permis de conduire à points adopté mardi soir par le Parlement dans le cadre de la loi LOPPSI 2.

Sur cette période, 320 personnes se sont tuées dans un accident de la circulation.

Ce résultat suscite l'indignation de défenseurs de la sécurité routière. Ceux-ci mettent en cause l'assouplissement du permis de conduire à points adopté mardi soir par le Parlement dans le cadre de la loi LOPPSI 2.

Toutefois, ce bilan ne pourra pas être considéré comme définitif avant le 1er mars en raison de la "règle des trente jours" (les blessés graves qui succombent dans un délai de trente jours sont alors comptabilisés dans les décès). La hausse brutale du nombre des morts sur les routes en janvier risque de rendre très difficile l'objectif affiché à plusieurs reprises par l'Elysée de passer sous la barre des 3000 morts d'ici 2012.

"C'est un véritable crève-coeur de voir nos pires appréhensions confirmées", commente la présidente de la Ligue contre la violence routière, Chantal Perrichon. A plusieurs reprises, celle-ci a dénoncé l'assouplissement prévu du permis de conduire à points.
"Le désastre annoncé par les experts, commence avant l'application de la loi LOPPSI 2", a-t-elle ajouté. Ce projet de loi fourre-tout sur la sécurité intérieure, dit LOPPSI 2, a été définitivement adopté mardi soir par un ultime vote du Sénat.

"Quand on entend Hortefeux parler de tolérance zéro pour les grands délinquants de la route, j'estime que la tolérance zéro doit s'appliquer à tous les politiques démagogues qui préfèrent prendre le risque de voir remonter le nombre des morts et des blessés sur les routes pour satisfaire un certain électorat", a dit Chantal Perrichon.

Pour la présidente de la Ligue contre la violence routière, la "barre des 3000 morts d'ici 2012 était déjà un objectif difficilement atteignable. "Là, on s'en éloigne encore davantage. (...) La honte pour le gouvernement, c'est de ne pas avoir affronté les casseurs du permis à points au Parlement", conclut-elle.

Le professeur Claude Got, spécialiste de sécurité routière depuis plus de 40 ans, a également souligné que "ses pronostics pessimistes sur les effets nocifs de l'affaiblissement du permis à points dans la LOPPSI 2 étaient au-dessous de la réalité". Il vient de mettre en ligne sur son site ( www.securité-routiere.org) une étude exhaustive portant sur les comparaisons mensuelles du nombre des tués de juillet 1974 à décembre 2010. Selon lui, les "adversaires du permis à points ont remarquablement manoeuvré".