Le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record historique à 64.584 au 1er mai

Le nombre de détenus dans les prisons françaises  s\'élevait au 1er mai 2011 à 64.584.
Le nombre de détenus dans les prisons françaises s'élevait au 1er mai 2011 à 64.584. (AFP/MIGUEL MEDINA)

En juillet 2008, 64.250 détenus avaient été recensés par l'Administration pénitentiaire.Le chiffre de 64.584 représente une hausse de 4,8% par rapport à mai 2010 (61.604) et une augmentation de 0,7% par rapport au 1er avril 2011 (64.148). Le nombre de détenus a augmenté de 6,7% depuis le 1er janvier 2011 (60.544).

En juillet 2008, 64.250 détenus avaient été recensés par l'Administration pénitentiaire.

Le chiffre de 64.584 représente une hausse de 4,8% par rapport à mai 2010 (61.604) et une augmentation de 0,7% par rapport au 1er avril 2011 (64.148). Le nombre de détenus a augmenté de 6,7% depuis le 1er janvier 2011 (60.544).

En juillet 2008, le taux de surpopulation carcérale était de plus de 126%. Il est actuellement de 115%, le parc pénitentiaire comptant 56.150 "places opérationnelles", du fait de l'ouverture de nouveaux établissements entre 2008 et 2010. Il y avait 50.746 places de prison en mai 2008, rappelle l'Administration pénitentiaire.

Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a précisé début mai les modalités d'un plan prévoyant la construction de nouvelles prisons et la rénovation d'autres, visant à obtenir plus de 70.000 places en 2018.

"Le nombre de détenus continue à augmenter, les conditions de travail et de détention vont continuer à se détériorer", a réagi à l'annonce des dernières statistiques Céline Verzeletti, secrétaire générale de la CGT-Pénitentiaire.

Le mois dernier, les syndicats, notant une augmentation constante des chiffres de la population pénale depuis novembre, disaient déjà constater les conséquences de la promiscuité dans les prisons, avec une augmentation des tensions et des incidents, des bagarres entre détenus, des agressions de surveillants ou des suicides.

Les syndicats notaient également récemment une augmentation significative du nombre de détenus en région parisienne et dans l'ouest de la France.