Le naufrage de l'Erika de retour devant la justice

Le naufrage du pétrolier l\'Erika avait provoqué une catastrophe écologique majeure.
Le naufrage du pétrolier l'Erika avait provoqué une catastrophe écologique majeure. (© France)

Le procès en appel du pétrolier, dont le naufrage avait souillé les côtes françaises en 1999, s'est ouvert lundi

Le procès en appel du pétrolier, dont le naufrage avait souillé les côtes françaises en 1999, s'est ouvert lundiLe procès en appel du pétrolier, dont le naufrage avait souillé les côtes françaises en 1999, s'est ouvert lundi

Dix ans après les faits, Total et cinq autres prévenus doivent à nouveau répondre jusqu'au 18 novembre de leur responsabilité dans ce désastre.

En première instance, le tribunal correctionnel avait condamné Total et reconnu pour la première fois l'existence d'un "préjudice écologique".

400 kilomètres de côtes en Bretagne souillés par 20.000 tonnes de fioul, plus de 150.000 oiseaux mazoutés... en 1999, le naufrage de l'Erika avait provoqué une catastrophe écologique majeure.

Total, Rina, Savarese et Pollara avaient été condamnés solidairement en première instance à 192 millions d'euros de dommages et intérêts. Ils avaient également écopé de l'amende maximale: 375.000 euros pour les personnes morales, 75.000 euros pour les personnes physiques. Tous quatre ont fait appel. Les membres des secours et le capitaine du pétrolier avaient été mis hors de cause, ainsi que deux filiales de Total. Mais le parquet a fait appel de la relaxe de ces deux dernières.

Plusieurs dizaines de parties civiles, parmi lesquelles de nombreuses collectivités locales, souhaitent obtenir des indemnités plus conséquentes que celles qui leur avaient été accordées par le jugement du 16 janvier 2008.

Le tribunal correctionnel de Paris avait lors du premier procès reconnu la notion de préjudice écologique: pour la première fois, des indemnisations avaient été accordées au titre des oiseaux mazoutés.

Convaincu d'"imprudence" en première instance pour avoir loué un pétrolier ancien et mal entretenu, Total maintient pour sa part que la corrosion du navire lui avait été cachée, et dit avoir été trompé par les certificats de navigabilité établis par le Rina.