Le ministre de la Défense Alain Juppé a décidé mercredi de déclassifier les documents demandés par le juge Trévidic

(AFP Lionel Bonaventure)

Alain Juppé avait été saisi le 22 novembre d'une demande du juge d'instruction Marc Trévidic qui réclamait à nouveau certains documents qui, selon lui, n'avaient "apparemment pas encore été soumis à l'avis de la commission consultative ou très partiellement".

Alain Juppé avait été saisi le 22 novembre d'une demande du juge d'instruction Marc Trévidic qui réclamait à nouveau certains documents qui, selon lui, n'avaient "apparemment pas encore été soumis à l'avis de la commission consultative ou très partiellement".

Au vu des 54 documents classifiés émanant de la Commission consultative du secret de la défense nationale (DGSE) produits par M. Juppé à l'appui de sa saisine, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) avait émis un avis favorable à la déclassification de 23 d'entre eux (message, fiche, note), datés du 5 mai 1994 au 16 juillet 2009. Dans le même avis, la commission émettait un avis favorable à la déclassification partielle de trois documents (deux notes et un fax).

Dans l'une de ces notes, datée du 17 février 2010, il est fait état, selon le texte de l'avis de la CCSDN, d'une "rubrique" et d'une "fiche" au nom de Ziad Takieddine. Cet homme d'affaires libanais est présenté par des témoignages comme un intermédiaire dans la vente des sous-marins au Pakistan en 1994.

L'attentat du 8 mai 2002 à Karachi a fait 15 morts, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales DCN, devenue DCNS.

A son arrivée au ministère, mi-novembre, M. Juppé avait indiqué qu'il ne s'opposerait pas à une déclassification de documents réclamés par les juges d'instruction chargés du dossier de l'attentat de Karachi, dès lors que la commission sur le secret défense aurait émis un avis favorable.