Le laboratoire Servier a été condamné jeudi à verser 118.000 euros à la famille d'une victime de l'Isoméride

Siège des laboratoires pharmaceutiques français Servier, le 23 décembre 2010, à Neuilly-sur-Seine.
Siège des laboratoires pharmaceutiques français Servier, le 23 décembre 2010, à Neuilly-sur-Seine. (AFP/FRANCOIS GUILLOT)

Nicole Goudman est décédée an 1995 après avoir pris de l'Isoméride pendant plusieurs mois, a indiqué samedi à l'AFP son époux Alain Goudman. Le laboratoire avait été condamné en 2006 en première instance. Il avait alors fait appel et obtenu gain de cause.Lors du procès en cassation M.Goudman a obtenu 98.000 euros et sa fille 20.000 euros.

Nicole Goudman est décédée an 1995 après avoir pris de l'Isoméride pendant plusieurs mois, a indiqué samedi à l'AFP son époux Alain Goudman. Le laboratoire avait été condamné en 2006 en première instance. Il avait alors fait appel et obtenu gain de cause.

Lors du procès en cassation M.Goudman a obtenu 98.000 euros et sa fille 20.000 euros.

Selon le plaignant, "c'est la première fois qu'une famille dont un proche est décédé après avoir pris de l'Isoméride obtient des indemnités".

"Cela a été un combat long et fatiguant avec Servier qui n'a eu que du mépris à notre égard et qui a repoussé nos propositions de régler cette affaire à l'amiable", a déploré Alain Goudman.

Des experts de la Pitié-Salpêtrière avaient établi un lien de causalité entre l'hypertension artérielle pulmonaire découverte chez Nicole Goudman en 1993 et la prise d'Isoméride , un coupe-faim commercialisé par Servier entre 1985 et 1997.

"On sait aujourd'hui que l'Isoméride contient une molécule qui est également présente dans le Médiator", a tenu à préciser M.Goudman.

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