Le créateur des prothèses PIP attaque Xavier Bertrand

Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP, le 17 janvier 2001 à La Seyne-sur-Mer (Var). 
Jean-Claude Mas, le fondateur de la société PIP, le 17 janvier 2001 à La Seyne-sur-Mer (Var).  (ERIC ESTRADE / AFP)

Interrogé par RTL, Jean-Claude Mas a nié la toxicité de ses produits et accusé le ministre de la Santé de faire courir un risque chirurgical aux porteuses d'implants PIP, en les incitant à se faire réopérer. 

Pour se défendre, il attaque. Interrogé sur RTL, qui publie l'entretien mercredi 18 janvier, le fondateur de la société Poly Implant Prothèses (PIP), Jean-Claude Mas, s'en est directement pris au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui a recommandé aux porteuses françaises de ces prothèses de se les faire retirer.

Il "nous met 500 000 patientes sur le dos par des déclarations intempestives. Pourquoi aller proposer, payer à des patientes les explantations alors qu'il y a un risque chirurgical ?(...) Cette décision est criminelle !" 

Des prothèses non homologuées mais pas toxiques, selon Mas

Une nouvelle fois, Jean-Claude Mas a démenti que ses prothèses mammaires défectueuses soient toxiques. Elles étaient réalisées à partir d'un gel de fabrication artisanale, comprenant notamment du Baysilone, une huile de silicone utilisée habituellement comme additif pour carburants. Il a toutefois reconnu le caractère non-réglementaire de ses implants. 

"L'histoire de fissurer, de fragiliser (...) c'est une connerie ! Tous les gels, toutes les huiles de silicone vont fragiliser les enveloppes", s'est ainsi justifié le fondateur de la société varoise. 

Selon lui, les prothèses qui pourraient être réimplantées à 30 000 patientes, selon le quotidien Libération, "vont aussi poser un certain pourcentage de ruptures"