Le campement de migrants à Steenvorde

Le camp de Steenvorde dans le nord de la France
Le camp de Steenvorde dans le nord de la France (© France)

Le maire UMP de Steenvorde a autorisé l'installation dans sa commune d'un camp pour les migrants

Le maire UMP de Steenvorde a autorisé l'installation dans sa commune d'un camp pour les migrantsLe maire UMP de Steenvorde a autorisé l'installation dans sa commune d'un camp pour les migrants

Un mois après le démantèlement de la "jungle" de Calais, l'ouverture de ce campement, qui a eu lieu mardi et qui fermera ses portes le 15 avril, a été décidée en conseil municipal, l'expérience de l'hiver 2008 ayant été jugée positive par les élus de Steenvorde

Pour la seconde année consécutive, la mairie a préparé un terrain communal, sur lequel deux grandes tentes ont été installées par les membres de l'association "Terre d'errance" pour accueillir entre 40 et 60 personnes. A l'intérieur, des dizaines de matelas ont été disposés pour permettre aux migrants, en très grande majorité des Erythréens, de passer la nuit. Des poêles à pétrole diffusent un peu de chaleur et des sanitaires sont disponibles ainsi qu'un point d'eau.

Le maire Jean-Pierre Bataille a conscience que son action va à l'encontre des choix du gouvernement, qui a démantelé la "jungle" de Calais, une zone de baraquements où séjournaient des centaines de candidats à l'immigration au Royaume-Uni. "J'appartiens à un parti libre et démocratique, (le ministre de l'Immigration) Eric Besson est au courant de notre action humanitaire", a-t-il dit en revendiquant un geste "ponctuel".

Steenvorde est situé à 70 kilomètres de Calais mais aussi en bordure de l'autoroute qui y mène et à proximité d'une aire d'autoroute où des migrants tentent de monter dans des camions qui se rendent en Grande-Bretagne.

Le 22 septembre 2009, 276 migrants avaient été interpellés lors d'une vaste opération visant à supprimer tout campement de fortune dans la "jungle" de Calais. Cette dernière s'était constitué progressivement après la fermeture du centre de la Croix-Rouge de Sangatte en décembre 2002. Jusqu'à 800 migrants s'y étaient regroupés, des Afghans mais aussi des Irakiens et des Erythréens.