Le best of des idées low cost contre la crise du logement

L\'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des immeubles dépouillés du superflu, pour répondre à la pénurie de logements. Avant elle, d\'autres tentatives ont échoué, comme la maison à 100 000 euros, ici au Havre (Seine-Maritime).
L'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des immeubles dépouillés du superflu, pour répondre à la pénurie de logements. Avant elle, d'autres tentatives ont échoué, comme la maison à 100 000 euros, ici au Havre (Seine-Maritime). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'Union nationale des propriétaires immobiliers propose jeudi des immeubles "sans superflu" pour les rendre moins chers. FTVi revient sur les précédentes propositions.

IMMOBILIER - Alors que la ministre du Logement, Cécile Duflot, a dévoilé mercredi 19 septembre ses pistes pour l'immobilier, le principal syndicats des propriétaires suggère jeudi une nouvelle solution pour lutter contre la crise du logement. FTVi revient sur cette proposition et quelques précédentes tentatives. Petite revue non exhaustive.

1Des immeubles sans ascenseur

C'est l'idée lancée par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) jeudi 20 septembre afin de produire des logements à bas prix. "Tout ce qui relève du superflu doit être banni", affirme l'organisation. Elle compte ainsi réduire "pratiquement de moitié" le prix de la construction, à 900 euros le m2 contre 1 400 à 1 700 euros actuellement.

Des maisons en préfabriqué à 50 000 euros, à Ploërmel (Morbihan), en 2006. L\'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des logements low cost pour répondre à la crise.
Des maisons en préfabriqué à 50 000 euros, à Ploërmel (Morbihan), en 2006. L'Union nationale des propriétaires immobiliers propose des logements low cost pour répondre à la crise. (ANDRE DURAND / AFP)

 

2Des étudiants dans des conteneurs 

En septembre 2010, au Havre (Seine-Maritime), une centaine de ces nouveaux logements universitaires ont été inaugurés. Ils reprennent une idée expérimentée à Amsterdam, aux Pays-Bas. Lors du lancement, la municipalité avait mis en ligne ce film de présentation de cette résidence baptisée "A Docks" :

 

3La maison à 15 euros par jour

Elle a été lancée en avril 2008 par Christine Boutin, alors ministre du Logement. Elle prévoyait 30 000 propriétaires de ces maisons d'ici fin 2010. Mais le dispositif s'est révélé être un échec. La raison ? "Trop de paperasse, un montage financier complexe et un prix à payer qui dépasse souvent les 15 euros par jour", écrivait Libération en août 2009. TF1 avait consacré un reportage à un constructeur de ces maisons :

 

4La maison à 100 000 euros

Elle a été mise en route en octobre 2005 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale. Elle devait "favoriser à terme l'accès à la propriété de quelque 20 à 30 000 ménages modestes par an sur 700 sites répertoriés", précisait L'Expansion.com. Sauf qu'en 2008, seules quatre maisons de ce type étaient sorties de sol. Un "échec cuisant", commentait alors Le Figaro. Europe 1 racontait le cauchemar d'une famille qui s'était retrouvée avec "une maison couverte de fissures".

 

Photo prise le 26 novembre 2010 au Havre de \"maisons Borloo\", livrées à leurs propriétaires avec de nombreux défauts. Electricité non conforme, fissures, peintures inachevées, jardins transformés en mares...
Photo prise le 26 novembre 2010 au Havre de "maisons Borloo", livrées à leurs propriétaires avec de nombreux défauts. Electricité non conforme, fissures, peintures inachevées, jardins transformés en mares... (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

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