La Vendée a rendu hommage jeudi aux victimes de la tempête Xynthia, qui a fait 53 morts dont 29 dans ce seul département

Hommage aux victimes de la tempête Xynthia, à l\'église de l\'Aiguillon-sur-Mer (3 mars 2010)
Hommage aux victimes de la tempête Xynthia, à l'église de l'Aiguillon-sur-Mer (3 mars 2010) (AFP / Frank Perry)

Le premier ministre François Fillon a rendu un bref hommage civil près de la cathédrale pendant que sonnait le glas et qu'une procession de bénévoles, de gendarmes et de pompiers entrait dans le vaste édifice plein à craquer.Une minute de silence a été observée au début de la cérémonie religieuse célébrée par l'évêque Mgr Alain Castet.

Le premier ministre François Fillon a rendu un bref hommage civil près de la cathédrale pendant que sonnait le glas et qu'une procession de bénévoles, de gendarmes et de pompiers entrait dans le vaste édifice plein à craquer.

Une minute de silence a été observée au début de la cérémonie religieuse célébrée par l'évêque Mgr Alain Castet.

Les obsèques de trois des personnes âgées noyées lors de l'inondation qui a submergé certains quartiers de la-Faute-sur-Mer, ont été célébrées. Des gendarmes et des pompiers, précédés de gerbes de fleurs, ont solennellement porté les cercueils de Gilbert Limouzin, 81 ans, Suzanne Collona, 79 ans et Nicole Le Gallo, 65 ans, escortés par une forêt de drapeaux tricolores.

Le président du conseil général, Philippe de Villiers, avait demandé de sonner le glas partout dans le département, de déclencher les sirènes et de mettre les drapeaux en berne sur tous les édifices publics. A Luçon, la plupart des commerces ont baissé le rideau en signe de deuil et plusieurs centaines de personnes se sont massées devant la cathédrale pour suivre la messe sur écran géant.

Près de 2.000 personnes ont assisté à la cérémonie, à l'intérieur de l'édifice ou même à l'extérieur, grâce à des écrans de retransmission.

Dans son homélie, l'évêque de Vendée, Monseigneur Alain Castet, a évoqué "la nuit d'angoisse" vécue par les victimes, "le silence et le froid, le déploiement d'une force inconnue et aveugle (..) fracassant les lieux d'intimité (..), faisant entrer la mort".

Jacqueline, 86 ans, venue elle aussi assister à la cérémonie résume la situation en une phrase: "tout le monde est traumatisé, La Faute et l'Aiguillon c'est notre patrimoine."

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