La police obtient ses fusils à pompe

Un agent des douanes saisit une kalachnikov trouvée dans le coffre d\'une voiture, lors d\'une opération de contrôle, à Marseille, le 22 novembre 2010.
Un agent des douanes saisit une kalachnikov trouvée dans le coffre d'une voiture, lors d'une opération de contrôle, à Marseille, le 22 novembre 2010. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Au nombre de 150, ils seront surtout destinés à la brigade anti-criminalité, indique la direction générale de la police nationale, après les déclarations de Nicolas Sarkozy à Marseille.

Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) ont eu gain de cause : ils seront prochainement dotés de fusils à pompe, a annoncé Nicolas Sarkozy jeudi 8 décembre à Marseille (Bouches-du-Rhône). La direction générale de la police nationale a confirmé que 150 armes de ce type seraient distribuées, en priorité pour la BAC et pour les effectifs marseillais.

Les effectifs vont également être équipés de "600 boucliers balistiques souples" supplémentaires. Cette décision intervient après trois fusillades à la kalachnikov et trois morts en une semaine à Marseille, dont un policier de la BAC, Eric Lales.

Personnel insuffisant

Pour le syndicat Unité police SGP-FO, "c'est une des solutions, mais elle doit s'appliquer avec un apport d'effectifs, notamment au niveau des BAC qui aujourd'hui tournent à deux hommes au lieu de trois", a souligné Diego Martinez, secrétaire départemental du syndicat, rappelant que ces armes leur avaient été retirées faute d'un personnel suffisant.

Dans le même temps, le Sénat a adopté jeudi à l'unanimité une proposition de loi UMP-PS simplifiant et renforçant le contrôle des armes.