La police a reçu l'ancien ministre de l'Intérieur dans le cadre d'une enquête pour violation du secret professionnel.

L\'ex-ministre de l\'Intérieur Brice Hortefeux.
L'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

En cause : les conversations téléphoniques de Brice Hortefeux avec Thierry Gaubert, mis en examen dans cette affaire de corruption présumée. Le 14 septembre, Brice Hortefeux avait prévenu Thierry Gaubert que sa femme « balançait beaucoup au juge. »

En cause : les conversations téléphoniques de Brice Hortefeux avec Thierry Gaubert, mis en examen dans cette affaire de corruption présumée. Le 14 septembre, Brice Hortefeux avait prévenu Thierry Gaubert que sa femme « balançait beaucoup au juge. »

"Je suis soulagé. Ca permet de préciser et de démontrer un certain nombre de choses", a commenté Brice Hortefeux à l'issue de son audition en tant que témoin. "Je rappelle que c'est moi qui ai demandé à être entendu comme témoin", a dit à l'AFP l'ancien ministre de l'Intérieur.

La révélation de la teneur de leurs conversations avait suscité un tollé : les dires de Brice Hortefeux sous-entendent qu"il a eu accès à des informations normalement protégées par le secret de l"instruction. Ainsi, alors que Thierry Gaubert est placé en garde-à-vue pour son implication présumée dans une affaire de corruption en marge de l"élection présidentielle de 1995, Brice Hortefeux lui parle des révélations qu"aurait fait sa femme, Hélène de Yougoslavie, aux enquêteurs. L"ex-occupant de la Place Beauvau ajoute « Je te raconterai, mais ils ont énormément de choses. »

Brice Hortefeux doit donc s"expliquer auprès de la direction centrale de la police judiciaire, à Nanterre. Ce proche de Nicolas Sarkozy dément avoir eu accès au procès verbal de police et affirme s"être basé sur des rumeurs parues dans la presse. Or, cette version est contestée, car la déposition d"Hélène de Yougoslavie n"était alors pas connue des journalistes.

Cette affaire a posé la question de l"accès possible de l"exécutif à des informations judiciaires susceptibles de le concerner. D"autant que l"Elysée a affirmé par la suite que le nom de Nicolas Sarkozy « ne figurait pas dans le dossier ».

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