La justice rejette la demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand

Jean-Claude Romand au palais de Justice de Bourg-en-Brese (Ain), le 25 juin 1996.
Jean-Claude Romand au palais de Justice de Bourg-en-Brese (Ain), le 25 juin 1996. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Condamné à la perpétuité en 1996, le faux docteur est libérable depuis 2015, après avoir purgé une période de sûreté de 22 ans. En 1993, il avait tué ses parents, ses enfants et sa femme.

La demande de libération conditionnelle de Jean-Claude Romand a été rejetée par la justice, vendredi 8 février. Pendant plus de quinze ans, le faux "docteur Romand", aujourd'hui âgé de 64 ans, a menti à son entourage, se faisant passer pour un médecin travaillant pour l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avant d'assassiner plusieurs membres de sa famille, en janvier 1993, dans l'Ain.

Condamné à la perpétuité en 1996, il est libérable depuis 2015, après avoir purgé une période de sûreté de 22 ans. Lors de sa demande de libération, présentée le 20 novembre et réexaminée le 31 janvier, le ministère public a demandé le rejet de cette requête.

Le tribunal "a considéré qu'en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne permettent pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné et a donc décidé de rejeter la demande de libération conditionnelle déposée par monsieur Jean-Claude Romand", a indiqué la procureure de la République de Châteauroux (Indre).



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