La France réfléchit à un éventuel retrait de ses troupes d'Afghanistan avant la date prévue de 2014

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères (3 mai 2011)
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères (3 mai 2011) (AFP/PIERRE VERDY)

C'est ce qu' a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.Lors du sommet de Lisbonne, à l'automne dernier, les alliés s'étaient mis d'accord sur un retrait progressif de leurs soldats d'Afghanistan d'ici à 2014.

C'est ce qu' a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Lors du sommet de Lisbonne, à l'automne dernier, les alliés s'étaient mis d'accord sur un retrait progressif de leurs soldats d'Afghanistan d'ici à 2014.

Après la mort du chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden, qui a relancé le débat sur la présence de troupes étrangères dans ce pays, Alain Juppé a reconnu que le calendrier pourrait être modifié.

"Les Américains y réfléchissent aussi"
A la question d'une journaliste de France 24 lui demandant si "le calendrier pourrait être un peu avancé à avant 2014", il a répondu : "C'est l'une des options auxquelles nous allons réfléchir. Bien sûr". "Les Américains y réfléchissent aussi, d'ailleurs", a-t-il ajouté, selon un script transmis par la chaîne.

A l'Assemblée nationale mardi, le chef de la diplomatie française avait indiqué que la France allait "prendre le temps de la réflexion, de l'analyse pour voir les conséquences à tirer sur les prochains mois de ce qui vient de se passer".

"Nous y réfléchissons avec nos alliés et avec tous ceux qui sont sur le terrain. Nous n'avons pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan. Le président de la République l'a dit à plusieurs reprises. Il y a une période de transition", a-t-il rappelé sur France 24.

4000 militaires français sur le terrain, et 56 tués depuis 2001
La France compte environ 4.000 hommes sur le terrain afghan, où 56 militaires français ont trouvé la mort depuis 2001. Dans le sillage de la mort d'Oussama ben Laden, tué lors d'un raid des forces américaines au Pakistan, socialistes, verts
et communistes ont de nouveau réclamé un retrait des soldats français d'Afghanistan.

"J'ai écouté les socialistes qui nous disent qu'il faut partir et, quand on leur demande quand, ils deviennent extrêmement vagues", a dit Alain Juppé. "Parce que tout le monde
est bien conscient qu'un retrait rapide, immédiat, précipité pourrait complètement déstabiliser la situation".

Mardi sur France 5, l'essayiste Alexandre Adler a affirmé que les Etats-Unis allaient quitter rapidement l'Afghanistan et que la mort d'Oussama Ben Laden permettait que ce départ n'ait pas l'air d'une déroute.

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