Comment la députée Karine Berger est devenue un phénomène sur Twitter

La députée PS Karine Berger s\'exprime devant l\'Assemblée nationale, le 12 février 2013.
La députée PS Karine Berger s'exprime devant l'Assemblée nationale, le 12 février 2013. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Après son interview dans "La Provence", certains, sur le réseau social, la compare à Chuck Norris. Pourquoi ? La réponse de francetv info.

On n'est jamais mieux servi que par soi-même. La députée socialiste des Hautes-Alpes Karine Berger semble faire sien l'adage. Dans une interview publiée dimanche 16 juin dans La Provenceelle exprime sans détour son autosatisfaction. Et s'attire au passage les railleries des internautes, vendredi 21 juin. 

Comment une députée s'est retrouvée comparée à Chuck Norris ? En trois étapes, voici la réponse. 

1Des déclarations brutes de décoffrage

Dans l'entretien, l'élue ne fait guère montre de modestie. "Effectivement, je suis l'un des députés les plus visiblesJ'ai le sentiment surtout d'être extraordinairement influente dans l'équilibre croissance - austérité. Ma voix a fortement porté et le président de la République l'a entendue."

Karine Berger se félicite encore d'être "une vraie intellectuelle", et insiste sur "cette capacité à faire bouger les lignes dès la première année de [son] élection"."C'est aussi le fruit de ma motivation, de mon ambition et de mon énergie."

2Des parodies et vannes en pagaille

Si l'interview est d'abord passée inaperçue, les moqueries pleuvent quelques jours plus tard. Sur Twitter, un premier compte parodique a été créé puis suspendu, après une action juridique de la députée. Effet Streisand oblige, le compte @Kar_Berger2 a immédiatement pris le relais pour tourner en dérision les déclarations de l'élue. 

Et le mouvement n'a fait que s'amplifier. Le mot-clé "Karine Berger" s'est ainsi classé parmi les expressions les plus évoquées sur le réseau social.  

3 Des explications qui étonnent

Alors que les réseaux sociaux se déchaînent, La Chaîne parlementaire a interrogé le journaliste, auteur de l'interview, pour comprendre ce qui avait amené la députée à faire de telles déclarations. Maurice Fortoul, journaliste de La Provence,  "vieux de la vieille" dans la région, confie-t-il, revient sur les coulisses de l'entretien. "Peut-être que j’ai retranscrit de manière simple, mais tout ce que j’ai écrit, elle me l’a dit", assure-t-il.

D'ailleurs, "elle n’est pas prétentieuse, elle est ambitieuse", estime l'auteur de cet entretien qui, précise-t-il, n'avait pas vocation à créer la polémique : "C’était dans le cadre de l’interview du dimanche, il n’était pas question d’avoir des questions agressives. Nous ne sommes pas Mediapart. Le but était surtout de mieux la faire connaître à nos lecteurs, un an après son élection." Objectif atteint : elle est effectivement la députée dont on parle le plus sur Twitter vendredi. 

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