La CGT n'assistait pas, jeudi, aux voeux de Nicolas Sarkozy aux partenaires sociaux

Leaders de la CGT (Gilbert Garrel, Bernard Thibault, Didier Le Reste) en novembre 2010
Leaders de la CGT (Gilbert Garrel, Bernard Thibault, Didier Le Reste) en novembre 2010 (AFP / François Nascimbeni)

C'est la première fois que le plus important syndicat français décline l'invitation aux voeux présidentiels, indique la CGT dans un communiqué.Elle entend ainsi dénoncer "l'intransigeance" présidentielle et "le dédain à l'égard des positions syndicales" lors du conflit autour de la réforme des retraites.

C'est la première fois que le plus important syndicat français décline l'invitation aux voeux présidentiels, indique la CGT dans un communiqué.

Elle entend ainsi dénoncer "l'intransigeance" présidentielle et "le dédain à l'égard des positions syndicales" lors du conflit autour de la réforme des retraites.

"Sans nul doute l'encouragement au 'dialogue social' et la nécessité de 'syndicats forts' seront classiquement présents dans les voeux présidentiels", poursuit-elle. "La CGT refuse d'apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l'invitation de la présidence."

Malgré des semaines de grèves et de nombreuses manifestations qui ont rassemblé au total des millions de personnes en France, la réforme qui repousse progressivement l'âge légal de la retraite de 60 à 62 ans a été promulguée en novembre.

L'ambiance devait être lourde à la réception de jeudi à l'Elysée, après ce conflit. "Les relations sont un peu plombées avec les pouvoirs publics", avait jugé le numéro un de FO Jean-Claude Mailly.

"La rupture d'une relation intelligente entre démocratie politique et démocratie sociale" remonte même à 2008, avait souligné pour sa part le numéro deux de la CFDT Marcel Grignard.