L'homme soupçonné d'avoir tué un professeur mardi dans un lycée de Saint-Maximin a été placé en détention

Lycée professionnel Robert et Nelly de Rothschild.
Lycée professionnel Robert et Nelly de Rothschild. (DR)

L'agresseur présumé, un homme de 31 ans, est l'époux d'une femme de service du lycée avec laquelle la victime âgée de 36 ans aurait eu une liaison, une version qui a été contestée par la veuve du professeur.Il a été mis en examen pour assassinat et écroué, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Senlis (Oise).

L'agresseur présumé, un homme de 31 ans, est l'époux d'une femme de service du lycée avec laquelle la victime âgée de 36 ans aurait eu une liaison, une version qui a été contestée par la veuve du professeur.

Il a été mis en examen pour assassinat et écroué, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Senlis (Oise).

Une marche silencieuse qui devait avoir lieu mercredi après-midi a dû être annulée, la direction du lycée n'ayant pas donné son autorisation à un tel rassemblement.

Sur la grille du lycée professionnel Robert et Nelly de Rothschild de Saint-Maximin, un bouquet de roses a été accroché pour rendre hommage au professeur de 36 ans du lycée, mort mardi matin après avoir reçu plusieurs coups de couteau dans l'enceinte de l'établissement.

L'agresseur est étranger au lycée, selon une source proche de l'enquête, qui a évoqué apparemment un "différend conjugal". L'agression est survenue mardi matin vers 8h. Le professeur est décédé peu après des suites de ses blessures. "L'affaire est totalement extérieure à la vie du lycée. Apparemment, il s'agirait d'un différend familial", a précisé une source proche de l'enquête. Le professeur aurait été l'amant de la femme de l'auteur des coups mortels. Ce dernier s'est rendu volontairement peu après les faits à la gendarmerie de Senlis.

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a exprimé mardi dans un communiqué sa "très vive émotion" et a demandé "l'intervention d'une cellule d'écoute auprès des élèves témoins de l'agression mortelle". Il a tenu par ailleurs "à féliciter pour leur sang froid et leur courage (les élèves) qui ont tenté en vain de prévenir (l')issue fatale" de l'agression. Selon une source judiciaire, "quelques élèves étaient présents dans la cour du lycée à ce moment-là, il est possible que certains d'entre eux aient pu voir tout ou partie de la scène, mais rien n'est sûr".