L'ex-directrice générale de France soir a déposé son projet auprès de l'administratrice judiciaire.

Christiane Vulvert, ex-directrice générale de France Soir.
Christiane Vulvert, ex-directrice générale de France Soir. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'offre de Christiane Vulvert prévoit le maintien de la version papier, proposition que la direction a déjà refusée.

L'offre de Christiane Vulvert prévoit le maintien de la version papier, proposition que la direction a déjà refusée.

France soir a été mis sous protection de la justice, sous procédure de sauvegarde, jusqu'à la fin de l'année. En octobre, l'actuelle direction a annoncé vouloir abandonner sa version papier à partir de décembre pour se limiter au web. Cette décision s'accompagne d'un plan de suppression de 89 emplois sur environ 130.

Le projet de reprise de Christiane Vulvert propose de "tailler dans les coûts somptuaires qu'avait initiés Alexandre Pougatchev, comme les bureaux sur les Champs Elysées, des campagnes de publicité coûteuse et un train de vie au-dessus des moyens d'un quotidien", selon son entourage.

Une gestion plus rigoureuse et un meilleur positionnement du titre vers un journal "populaire de qualité" peut permettre une relance et un retour à l'équilibre sous trois ans, si le passif est apuré, précise-t-on de même source. Le journal totaliserait 11 millions de dettes, toujours selon cette source. Ces chiffres ne sont pas confirmés par la direction.

Pas de concession sur la version papier

lexandre Pougatchev, qui a injecté quelque 70 millions d'euros pour tenter de relancer le titre, a fait savoir qu'il rejetait la proposition de Christiane Vulvert et s'en tenait à son projet de suppression de l'édition papier. Ce projet doit toutefois avoir l'aval du tribunal de commerce qui doit s'assurer de sa viabilité, faute de quoi France Soir serait acculé au dépôt de bilan. Dans cette hypothèse, il reviendra au tribunal de choisir un repreneur potentiel ce qui laisse une chance au projet de Christiane Vulvert.

Deux organisations syndicales, Syndicat général du Livre et de la Communication écrite (SGLCE) et du Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ CGT) doivent être reçues au ministère de la Culture et de la Communication.

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